Un défi un écrit #11 : ferme les yeux

Cette semaine, le thème de l’écrit proposé par Agoyae est assez mystérieux puisqu’il s’intitule « ferme les yeux ». A tort ou à raison, je l’entends comme une invitation bienveillante à arrêter le tourbillon souvent effréné de nos occupations quotidiennes pour me poser un moment. Je me suis donc installée confortablement sur mon fauteuil de bureau, les pieds en éventail pour une fois, et je me suis mise à écouter ce qui se passait autour de moi puis en moi.

Dans un premier temps, je n’ai entendu que le ronron mécanique de l’ordinateur qui est un peu vieux et fatigué. Puis, en me concentrant, j’ai noté les chants joyeux des oiseaux qui nichent dans les arbres en face de notre résidence, les cris des enfants dans la cour de l’école qui n’est pas bien loin et le bruit de la circulation encore plus loin. Comme je le fait d’habitude avec mes élèves lors des ateliers de relaxation, j’ai fixé ensuite mon esprit sur ma respiration en visualisant tout à tour chacune des parties de mon corps. Je me suis ainsi détendue peu à peu et j’ai « observé » avec bienveillance les pensées qui me traversaient qu’elles soient positives ou non. Pour finir, j’ai repensé à un endroit qui m’est cher qui se situe en pleine nature et à ceux que j’aime. C’est en fait mon lieu d’ancrage qui me permet de me ressourcer et dans lequel je peux me réfugier pour faire le plein de bonnes ondes. Voilà, j’ai ensuite ré-ouvert les yeux et je me suis rendue compte que j’étais bien plus sereine pour continuer ma journée. Merci donc à Agoyae pour ce beau moment « suspendu » en cette journée ensoleillée mais bien chargée aussi.

Pour vous aider à fermer les yeux à votre tour, je vous laisse avec un joli texte qui est affiché au-dessus de mon bureau pour contrer les moments de découragement :

poésie

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Calme et attentif comme une grenouille

La grenouille… dans mon imaginaire personnel, ce petit animal vert et gluant était loin d’être prédestiné à devenir la mascotte d’une méthode de relaxation pour les enfants. Je le considérais plutôt comme le spécialiste des bonds en tous genres, toujours en train de faire la brasse dans sa petite mare ou à l’affût de la moindre petite mouche passant par là pour la gober. Bref, tout sauf un être tranquille. Le qualifier d’attentif en plus, cela m’a laissé fort perplexe quand j’ai lu le titre de ce livre mais, comme j’aime les accroches qui remettent en cause les idées reçues, je suis allée au-delà de mes préjugés.

9782352041917           Dès la couverture, l’auteur annonce proposer des exercices de méditation « pour les enfants avec leurs parents ». En s’inspirant de la pratique de la pleine conscience, elle a ainsi construit des exercices de respiration simples qui aident peu à peu l’enfant à se recentrer sur l’instant présent et à prendre du recul par rapport aux émotions qui peuvent le traverser. Bien sûr, j’étais déjà sensibilisée à ces questions de part mes lectures liées au maternage : Isabelle Filliozat, le Dr Guéguen ou encore Aletha Solter ont beaucoup écrit sur ces émotions qui bouleversent profondément nos enfants. A leur âge, ils ne savent pas toujours les exprimer et, quand c’est le cas, c’est souvent avec violence si bien qu’on se retrouve parfois démunis en tant qu’adulte devant leur état. Les exercices proposés par Eline Snel s’inspirent directement de la pleine conscience et sont, grâce au support CD qui les accompagne, plutôt faciles à mettre en oeuvre au quotidien.

Pour les parents, je pense qu’on peut arriver à ritualiser les temps de méditation pour aider l’enfant à prendre « de bons réflexes » face aux émotions qui peuvent l’agiter. Pour les enseignants, on peut aussi s’en servir dans le cadre de l’éducation morale et civique qui consacre désormais tout un item à la reconnaissance et à la gestion de la sensibilité sous le titre Soi et les autres : les émotions. C’est d’ailleurs dans cette perspective que je vais personnellement utiliser cet ouvrage dans ma classe à partir de la rentrée des vacances en espérant que mes élèves arrivent mieux à vivre avec eux-mêmes d’une part, et avec les autres, d’autre part. Je vais coupler ces exercices avec des extraits du film vice-versa, des jeux de mimes et des jeux de rôles pour leur permettre de prendre du recul sur ce qu’ils ressentent au quotidien, comment cela peut s’exprimer et, surtout, que faire pour arriver à retrouver un certain calme après les moments de forte agitation. Je vous ferai sûrement un petit bilan au bout de quelques semaines de pratique pour vous dire les résultats sur l’ambiance de ma classe, sur l’épanouissement des élèves et l’évolution de leurs capacités d’attention. Officiellement, ce sont les trois objectifs que je vise avec mes grands CE2 mais je pense qu’on peut utiliser cette méthode avec des enfants de 4 à 10 ans et ce d’autant plus que le CD propose parfois des versions adaptées à l’âge des enfants. Pour conclure, je vous mets en lien une petite vidéo de la première méditation pour que vous puissiez tester à la maison et vous faire votre propre avis. Bonne écoute !

 

 

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La Saint-Valentin, fête des amoureux!

Aujourd’hui, nous sommes le 14 février et c’est le jour de la Saint-Valentin ! Si  nous ne faisons pas partis de ceux qui sortent au restaurant pour l’occasion ou qui s’offrent des cadeaux chics et chers, nous aimons fêter notre amour en organisant chez nous un dîner amélioré. Mon chéri pense parfois au joli bouquet de fleurs pour moi et j’essaye de lui faire un petit cadeau type billet déclaration et bon pour une petite attention type soirée ciné ou autre. Cette année, je vous propose donc chers lecteurs l’histoire de notre rencontre histoire de mieux imaginer qui je suis.

Valentine tree, love, leaf from hearts

Mon chéri et moi nous sommes donc rencontrés en Pologne lors de l’été 2003 (« 13 ans déjà »). C’est un peu loin de chez nous, c’est vrai, pour une Lyonnaise et un Auvergnat mais cela n’est pas non plus invraisemblable quand on connaît mon côté « pourquoi faire simple si on peut faire autrement ». Lui venait d’obtenir son bac et s’apprêtait à entamer des études d’informatiques sans bien savoir encore s’il voulait en faire un métier ou non. J’avais quant à moi passé une année de licence éprouvante dans la capitale et je cherchais un moyen de faire une pause avant de revenir dans ma ville natale. Sur les conseils d’une amie, je m’étais donc inscrite à une marche pèlerinage intitulée « sur les traces du pape Jean-Paul II « . La première semaine consistait en un camps sous tente dans les Carpates puis nous allions visiter les villes du pays et autres lieux de mémoire : Cracovie, Czestochowa, Wadowice, Auschwitz…

Bref, nous nous sommes donc vu pour la première fois au milieu de la nuit au point de rendez-vous du départ de Lyon. Petite anecdote, comme les trois-quart des participants avaient « embarqué » dans le car à Avignon, nous avons dû silencieusement trouvé des places assisses à 23H30 et, bien sûr, il ne restait que des places côtes à côtes au fond. Je me suis donc assis à côté de ce géant d’1m83 (je mesure 1m57) et j’ai essayé de m’endormir car nous devions tout de même rejoindre la Pologne par l’Allemagne ce qui veut dire un très très long voyage. Après la première halte petit déjeuner, j’ai commencé à discuter un peu avec mon voisin. Il avait certes un petit côté décalé, notamment quand il m’a proposé avec un sourire délicieusement naïf de poser ma tête sur son épaule si cela était plus confortable pour dormir (« non mais oh, on ne se connaît pas !!! » ai-je pensé très fort) mais c’est vrai qu’il me semblait plutôt sympathique. En deux jours de voyage, nous avons eu pas mal de temps pour parler et, comme nous avons tous les deux un caractère assez franc, nous avons presque tout de suite abordé des sujets de fond sur lesquels nous dissertions avec enthousiasme. Ma copine avait entre temps rejoint sa meilleure amie qui participait aussi au voyage. Quand nous sommes arrivés dans les montagnes polonaises, chacun a monté sa tente (d’un côté les tentes de 6 pour filles, de l’autre, celles des garçons car nous étions dans un contexte de pèlerinage ne l’oublions pas). Nous avons fait beaucoup de choses en plus du pèlerinage au cours de cette semaine (comme se lever au petit matin pour aller voir le lever du soleil en haut de la colline) mais jamais uniquement à 2 car je voyais bien que mon chéri aurait voulu commencer une jolie aventure mais je n’étais absolument pas prête. Nous nous étions aussi fait deux très bons amis dès le départ donc c’est à quatre que nous faisions nos excursions matinales ou nos cours de rocks nocturnes.

Lors de la deuxième semaine, quand nous nous sommes installés à Cracovie, tous les autres participants étaient persuadés que nous nous connaissions tous les deux depuis longtemps et, au début de la troisième semaine, ce qui devait arriver arriva : chéri, avec son tempérament entier, m’annonçait qu’il était certain à 100% que j’étais la femme de sa vie et qu’il m’épouserait un jour…Même si cela était très flatteur, j’avoue que cela m’a aussi fait paniqué. La rationnelle que je suis lui a d’ailleurs dit que nous nous connaissions seulement depuis 15 jours, que j’avais un chouia plus d’expérience que lui en la matière et que cela me semblait du coup très précipité comme déclaration. Je ne voulais pas non plus m’embarquer dans une histoire d’amour à distance compliquée et ce d’autant plus que je m’étais déjà investie à 200% avec quelqu’un deux ans auparavant et que cela s’était mal terminée. Une chouette amitié, oui, mais une histoire d’amour, pas tout de suite et un mariage … n’en parlons pas ! Comme je suis bien élevée et que je l’appréciais déjà, je n’ai bien sûr pas formulé les choses comme cela mais je suis restée fermement sur mes positions de fille raisonnable et sage : soyons amis dans un premier temps et laissons-nous le temps avant de nous faire des nœuds au cerveau. Bref, je sentais bien qu’il était un peu déçu et pas convaincu du tout (il est aussi entêté qu’un Auvergnat) mais il a eu la politesse de faire comme si et nous avons pu terminer notre séjour en amis en nous promettant de nous revoir par la suite.

Dernière anecdote, quand nous sommes rentrés en France, Emmanuel est descendu au premier arrêt cette fois et moi au second. Une fois seule dans le car, l’un des séminaristes qui nous avait accompagné est venu me voir pour me consoler et savoir un peu si nous allions nous fiancer bientôt (c’est là que j’ai compris que quasiment l’intégralité du car pensait que nous étions en couple mais que pudiquement nous n’affichions rien au grand jour). Peu après, nous avons pris l’habitude de nous téléphoner et de nous envoyer des messages régulièrement et, comme promis, nous nous sommes revus. Un an plus tard, Emmanuel a changé de voie professionnelle et ai venu s’installer à Lyon mais cela, c’est encore une autre histoire…

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Un défi ou un écrit #5 – Parlons fantasmes ;-)

Après deux semaines d’interruption, je reprends le défi d’Agoyae dont le sujet est cette fois « parlons fantasmes ». Tout un programme, n’est-ce pas ?

Figurez-vous que le terme est plutôt récent dans notre langue car il ne figure pas dans le dictionnaire Littré. J’ai donc dû chercher sa définition dans un dictionnaire plus récent comme le Trésor Informatisé de la langue française qui en donne le sens suivant : « Construction imaginaire, consciente ou inconsciente, permettant au sujet qui s’y met en scène, d’exprimer et de satisfaire un désir plus ou moins refoulé, de surmonter une angoisse. » De la psychanalyse, allons bon… Je vous rassure, je ne vais pas vous faire une dissertation en trois parties sur l’être humain et son psychisme mais je ne tomberai pas non plus dans l’étalage de mes désirs sexuels car ce serait totalement déplacé sur ce blog (même si cela serait plus « tendance », le racolage n’est pas mon truc).

Pour moi, un fantasme, c’est avant tout une envie, un rêve qu’on se plaît à contempler et qu’on mettra, ou non, un jour à l’épreuve de la réalité. On peut donc avoir des fantasmes dans tous les domaines : au lit mais aussi sur le plan professionnel, relationnel, pour sa vie de tous les jours ou à venir. Ainsi, l’un de mes fantasmes depuis quelques années est de changer de boulot et de monter ma propre boîte pour ne plus avoir le sentiment d’être uniquement un pion dans l’Education Nationale. Pour le moment, je me renseigne, j’engrange des témoignages et des informations utiles sur les formations possibles, les démarches à suivre etc. pour être prête à me lancer quand ce sera le bon moment.

logo_m10Un autre de mes fantasmes, que j’espère mettre un jour à l’épreuve de la réalité, serait d’avoir un petit troisième pour compléter notre famille. Pour l’instant, nous sommes heureux à quatre mais c’est un désir profond qui revient régulièrement me titiller. Rendez-vous donc dans quelques années pour savoir si mon mari et moi avons décidé de passer à l’acte ou non.

Et vous, quels sont vos désirs profonds pour l’avenir ?

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Un défi ou un écrit #3 – Tulle et dragées.

C’est parti pour ma seconde participation au défi d’Agoyae avec l’écrit cette fois. Au départ, j’avoue que le thème « plumes et paillettes » ne m’a pas inspiré. Dans mon quotidien d’institutrice, c’est plutôt haut bien chaud, jean et converses comme tenue de travail et je reprends souvent les mêmes basics comme maman (je ne me vois pas porter petit bichou en talons aiguilles vous me comprenez ?). Il y a bien des quelques soirées où chéri et moi sortons mais, à 33 ans, on n’a plus vraiment envie de se mêler à la foule pailletée et on préfère s’offrir un petit restaurant romantique suivi d’une ballade main dans la main ou d’un cinéma.

Comment faire pour traiter ce sujet alors ? En élargissant le sujet au maximum ! A défaut de traiter des plumes et paillettes, je vous parlerai donc ruban de tulle et dragées avec, pour vous mettre en appétit, une de nos photos de mariage :

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Ce cliché date d’il y a 8 ans (déjà!) et a été pris par l’un de nos amis. Comme sur presque toutes les photos de mariage, nous sommes beaux (je m’envoie des fleurs mais cela fait tellement du bien ;-)), souriants et en grand habit de cérémonie. C’était une belle journée d’été dans un petit village en pierres dorées du Beaujolais et la célébration religieuse venait de se terminer. Nous allions partir faire les photos officielles rien que tous les deux avec notre photographe avant d’enchaîner sur le cocktail dressé dans le caveau de la maison viticole que nous avions louée puis de passer au repas et à la soirée dans la grande salle de la même bâtisse. A la nuit tombée, nos témoins avaient allumées des dizaines de petites bougies déposées aux pieds des murs des différents bâtiments, petit clin d’oeil aux illuminations du 8 décembre qui ont rythmé mon enfance lyonnaise. Cepandant, derrière toute cette tulle et ces sourires, il y eu des loupés dont je peux parler aujourd’hui pour bien montrer que les apparences sont parfois trompeuses.

Le sourire crispé de mon chéri tout d’abord s’explique si on revient à l’avant cérémonie. Déjà, l’une de mes amies avait emporté la robe de ma maman en même temps que ma robe de mariée (sans le faire exprès bien sûr). Sachant que nous devions nous habiller dans des villes différentes, cela a mis un peu de stress dès le début des préparatifs. Arrivée devant l’église, je suis restée un moment dans la voiture aux vitres teintées car je ne voulais pas que mon mari me voit avant l’entrée dans l’église et j’attendais l’arrivée de mes témoins. Deuxième coup du sort, ceux-ci se sont perdus sur le chemin qui relie le gite et le village où se situe l’église… Du coup, j’ai vu mon pauvre chéri faire les 100 pas sur le parvis en se demandant pourquoi la mariée n’arrive pas. Au bout d’une vingtaine de minutes, tout le monde est arrivé sain et sauf et la cérémonie a pu heureusement débuté. Troisième bug lors du sermon. Généralement, le prêtre prêche pendant une dizaine de minutes en félicitant les mariées, leur choix de vie etc. Lors de notre mariage, le père qui officiait et qui savait que la moitié des présents n’étaient pas pratiquant a voulu en profiter pour faire une leçon de catéchisme. Résultat, un sermon de 25 minutes et une liste des conditions nécessaires pour communier qui a un peu refroidi certains de nos invités. La célébration a de plus largement dépassé les deux heures prévue, au point que le photographe orthodoxe nous disait qu’il avait rarement assisté à une cérémonie aussi religieuse, ce qui n’était pas pour nous déplaire non plus.

S’il y a eu d’autres ratés, je ne vous en parlerai pas ici car je ne veux blesser personne. Je dirai simplement que, derrière tout amoncellement de tulle et dragées ou de plumes et paillettes, il y a souvent la vie réelle qui est faite de hauts et de bas. Il faut donc raison gardée et bien prendre du recul pour voir au-delà des apparences.

Et vous, comment cela s’est-il passé le jour où vous avez dit « oui » à votre amoureux ?

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Un défi ou un écrit #2 – Retrouver son enfant intérieur

Pour démarrer cette nouvelle année en tant que maman, enseignante et blogueuse, j’ai décidé de rejoindre le projet Un défi ou un écrit d’Agoaye qui consiste en une sorte de jeu « action ou vérité » version 2.0. Chaque semaine, il s’agit ni plus ni moins que de rédiger  un écrit soit sur un thème donné, soit sur la mise en œuvre d’un défi personnel qui vise à « orienter sa vie vers la bienveillance et la positivité ». Le principe a tout pour me séduire étant donné mes convictions en matière d’éducation, d’enseignement et de relation avec soi-même et les autres.

Cette semaine, j’ai choisi de relever le défi. Le thème ? Retrouver son enfant intérieur à travers 3 propositions concrètes dont la première consiste à écrire une lettre à l’enfant que nous étions. Voici donc cette missive adressée à moi-même juste avant mon entrée en sixième.

Chère Marie-Laurence,

je pense souvent à toi tu sais mais aujourd’hui, je saute le pas et t’écris pour la première fois. Tu quittes l’école primaire que tu as adorée pour pleins de raisons. Tu as eu la chance d’avoir de bons enseignants, hommes comme femmes, que tu admires au point de déjà songer à devenir plus tard « maîtresse d’école ». Tu t’es fait de bonnes amies et, même si tu es un peu triste qu’elles n’aillent pas dans le même collège que toi, tu es persuadée que tu les reverras bientôt. Enfin, tu veux déjà sauvé le monde à ta manière en prenant soin de tes proches : ton frère qui est « différent » et que les autres disent bizarre ou capricieux parce que l’autisme est une maladie encore très peu connu par le grand public…et tes parents, évidemment, que tu vois lutter au quotidien contre ce handicap.

A toi qui te crois déjà grande et responsable, j’ai envie de te dire d’accepter et de profiter de ton enfance. Crois-en ma modeste expérience de femme à multiple casquettes, tu auras bien le temps, une fois grande, de te charger de responsabilités ! Pour le moment, profites des années à venir pour être insouciante, curieuse et aventureuse. Ne prête plus attention au regard des autres et arrête d’essayer de les faire changer d’avis car, même pour un adulte avec beaucoup de tchatche, c’est souvent mission impossible. De la même manière, autorise toi à faire des bêtises de temps en temps car c’est de tes erreurs que bien souvent tu apprendras. Tu en feras, comme tout le monde, et tu t’en relèveras grandis.

Pour finir, et parce que je ne voudrais pas que tu croies que je suis devenue une « donneuse de leçons », je voudrais te serrer dans mes bras pour te dire simplement que tu es une belle personne. Tu as beaucoup de qualité et les gens autour de toi t’aiment même s’ils ne savent pas l’exprimer avec des mots ou avec des gestes. Tu vas avoir une jolie vie, crois-moi, avec des hauts et des bas. Surtout, tu rencontreras des gens axceptionnels dont ton mari que tu aimeras plus que tout et avec lequel tu auras de beaux enfants qui te feront grandir encore. Maintenant que je t’ai dit tout cela, repart dans ton quotidien d’enfant qui sera bientôt une adolescente et vis ta vie en gardant ton regard pétillant et tes mille et uns espoirs. Je t’accompagne en te donnant la main tout comme tu demeures avec moi dans mon quotidien d’adulte qui prend soin de son enfant intérieur.

Très affectueusement,

La Marie-Laurence adulte que tu deviendras et qui t’embrasse encore une fois.

 

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Survivre aux fêtes de fin d’année en famille…

… vaste sujet traité avec humour par de nombreuses blogueuses tant la question se posent quand on ne partage pas les mêmes principes éducatifs que ses proches ou plus généralement les mêmes idées. Déjà, il y a un siècle, un célèbre caricaturiste illustrait les risques de dérives de ces grandes réunions de famille alors, cette année, j’ai décidé de me lancer le défi « restons zen pendant les fêtes ».

affaire-dreyfus-caricature_1298827752Première mesure : le réveillon de Noël se passe en famille restreinte, c’est-à-dire uniquement avec mes enfants et mon mari. Pendant que je m’occupe tranquillement des préparatifs pour les différents repas avec bébé glue sur le dos (vive l’écharpe), Solène et son papa font une activité sympa comme bricolages de Noël ou sortie au marché de Noël. A 17 heures, direction la messe de la veillée de Noël lors de laquelle chaque année les enfants du catéchisme mettent en scène un conte autour de la naissance de Jésus. L’ambiance est joyeuse, notre aînée découvrent les cantiques traditionnels « il est né le divin enfant, les anges dans nos campagnes » etc et nous fait bien sourire quand elle enchaîne spontanément sur vive le vent alors que tout le monde est en silence pour écouter l’homélie… Au retour, petit repas de fête et visionnage en famille du dessin animé de Noël choisi collectivement parmi plusieurs propositions faites par maman (cette année, on a regardé la petite boule rouge de Noël et même les adultes étaient émus). A 10h dodo car il paraît que le père Noël passe seulement quand tout le monde est endormi😉

Deuxième mesure : pour le repas de midi du jour de Noël, c’est moi qui reçoit avec un petit coup de pouce du traiteur Leclerc pour les plats chauds (parce que cuisiner pour 15 adultes, je pourrai le faire mais cela prendrait aussi beaucoup de temps) et des proches pour les entrées et les desserts. De mon côté, je m’occupe des apéritifs avec l’aide de Solène, des fromages et du vin ce qui me permet de ne pas passer ma matinée en cuisine et de profiter de l’émerveillement des enfants lors de l’ouverture des cadeaux à leur réveil. Comme tous les ans, nous essayons de limiter la quantité pour privilégier la qualité des présents en donnant quelques « conseils d’achats » aux différents papas Noël : privilégier les jouets en bois à ceux en plastique, éviter les sonneries et lumières en tous genres, encourager les petits fabricants plutôt que les grosses enseignes etc. Cela a plutôt bien fonctionné même si, côté cousins, c’était exactement l’inverse. Mais bon, je préfère retenir les bons moments dont voici un petit aperçus en photos :

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Enfin, troisième et dernière mesure : ignorer les remarques désagréables sur nos choix éducatifs déroutant pour les non-initiés que ce sont nos familles respectives. Comme une image vaut mieux que 1 000 mots, je vous mets en lien la vidéo qui m’a aidé pour cela :

http://www.youtube.com/watch?v=oUWY1FCGUWU

C’est drôle mais c’est tellement réaliste aussi. Sur ce, je vous souhaite à tous de passez de très bonnes fêtes de fin d’année avec tous ceux que vous aimez. Rendez-vous en 2016 !

 

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