Encourager ses élèves en classe de CP

           Un mois après ma reprise dans ma classe de CP, je me suis dit que cela pourrait être sympathique de vous faire partager quelques uns de mes affichages. Je sais que trop d’affichage tue l’affichage mais je suis aussi convaincue du bien fondé d’avoir des affiches attrayantes et motivantes dans la classe.

Résultat de recherche d'images pour "affichage classe positif"

Celle-ci orne mon tableau depuis le mois de septembre et est issue du très riche blog de monsieur Mathieu accessible ici. Elle me permet de féliciter trois élèves devant toute la classe pour leurs efforts dans tel ou tel domaines sachant que tous vont bien sûrs être félicités un jour. C’est un outil qui leur parle beaucoup en début d’année et que je couple avec des bons de félicitations exceptionnels que je distribue à peu près tous les 15 jours à tous pour les coller dans les cahiers de liaison et les montrer aux parents.

Résultat de recherche d'images pour "affichage classe positif"

         Celui-ci est au-dessus de mon bureau pour dédramatiser l’erreur quand je dois sortir mon tampon « courage continue » ou « attention au soin » (ils ne sont pas très agressifs non plus comme vous pouvez le remarquer). Je parle beaucoup de l’erreur en début d’année pour qu’ils entendent que je préfère voir leurs réponses même erronées plutôt que celle du copain d’à côté qu’ils auraient recopié sans comprendre. Nous sommes en janvier et je crois qu’ils ont bien compris l’idée car ils n’essayent plus de « tricher » lorsqu’on corrige en collectif les exercices du fichier de maths par exemple.

affiche-4.jpg

        Et une dernière qu’ils adorent, notamment lorsque je sévis au bout de la énième fois où untel m’a coupé la parole sans lever le doigt ou n ‘a fait que se promener dans la classe au lieu de sortir son matériel, celle de « Monsieur Muscle ». Ils l’ont vraiment associé aux difficultés de comportement cette année mais elles peut très bien être utilisées pour les difficultés d’apprentissage aussi. Voilà, vous en savez un peu plus sur ma classe de CP cette année. A bientôt !

Publicités

Un mois après …

quelques nouvelles depuis mon dernier article du mois de fin novembre. Globalement, beaucoup de choses ont évolué dans le bon sens pour ma petite famille et moi.

Déjà, je suis sortie de ma période de déprime et ai rencontré un nouveau psychiatre qui a (enfin) posé un diagnostic me concernant. Selon lui, et j’aurais plutôt tendance à lui faire confiance, je ferais partie de cette famille bigarrée qu’on appelle aujourd’hui les hauts potentiels (ou HP, pour les intimes). Cela expliquerait en bonne partie mon hypersensibilité émotionnelle, mon manque de maturité dans mes relations aux autres alors qu’à l’inverse, dans le domaine intellectuel, je suis souvent plus que performante mais aussi beaucoup trop exigeante et perfectionniste avec moi-même du coup. J’avais déjà lu sur le sujet mais cet avis d’expert m’a beaucoup rassuré. Je ne suis pas bipolaire, dépressive saisonnière ou inadaptée mais j’ai simplement un mode de fonctionnement spécifique que personne ne m’a appris à reconnaître et à « domestiquer » auparavant.

Deuxième changement notable, je me suis bien faite à notre nouvelle maison. Nous avons reçu pas mal de personnes beaucoup plus bienveillantes que les premières à l’avoir visitée et toutes nous ont complimenté sans jalousie malvenue. J’apprécie maintenant d’avoir une chambre d’amie pour héberger les invités de passage et une vraie chambre à proposer à mon frère quand il sort de son foyer d’hébergement. Enfin, j’ai pratiquement fini de vider mes 50 cartons du déménagement ce qui m’a fait aussi du bien physiquement et mentalement.

Troisième et dernière évolution, j’ai pris des mesures pour entrer en formation l’année prochaine en vue d’une reconversion toujours dans l’éducation mais hors éducation nationale publique. J’ai déposé pour la deuxième année ma demande de congé de formation professionnelle et, s’il me la refuse, mon conjoint est d’accord pour que je prenne une disponibilité de droit afin de réaliser mon projet. Comme il vient de décrocher un nouveau poste dans une structure pour adultes handicapés moteurs cérébraux, on devrait être ok niveau timing.

Voilà, vous savez tout. A bientôt

« Coming back »

         Écrire un article après plusieurs mois de silence sur un blog n’est pas une chose aisée. D’un côté, je souhaite redonner à mes lecteurs l’envie de me lire en publiant quelque chose de percutant, d’intéressant et de drôle tant qu’à faire. De l’autre, je n’ai comme matériau brut que ma petite vie et, ces derniers temps, elle a été marqué par de nombreux changements qui peuvent paraître bien banals.  Pourtant, ils m’ont profondément troublés alors je me dis qu’il peut être utile de les partager avec vous.

          Cet été, nous sommes déjà devenus propriétaires d’une jolie maison toujours dans l’ouest lyonnais. Elle est spacieuse, avec un grand jardin plein d’arbres fruitiers, et plutôt fonctionnelle. Les enfants apprécient de pouvoir se défouler dehors, mon mari s’éclate à tailler les haies et à tondre la pelouse et j’ai pour ma part une belle bibliothèque faite sur mesure pour abriter mes livres de pédagogie et autres. Pourtant, le changement a été assez rude pour moi. Je m’aperçois je n’ai pas forcément besoin d’un si grand espace pour vivre et qu’au contraire, cela me culpabilise même un peu par rapport à mes idées minimalistes et pragmatiques. Cela commence à s’atténuer au fur et à mesure que je personnalise les différents espaces mais il n’ai pas non plus exclus si ce sentiment perdure que nous revenions à une habitation de taille plus raisonnable quand les enfants auront grandis et quitter la maison (cela me laisse du temps pour m’adapter me direz-vous).

        Autre changement, mon mari et moi nous occupons beaucoup de l’accompagnement de mes grands-parents depuis la rentrée. Ils étaient relativement autonomes jusqu’en septembre mais la situation s’est dégradée. Après plusieurs hospitalisations de ma grand-mère, il a bien fallu se rendre  l’évidence qu’elle ne pouvait plus vivre chez elle et commencer à démarcher les maisons de retraite. J’ai découvert alors à quel point cela relevait du parcours du combattant dans notre pays et la solitude que pouvait ressentir les personnes et leurs proches pris entre les hôpitaux qui ne peuvent pas garder les patients et les maisons de retraite dans lesquelles il n’y a bien souvent pas de places mais des listes d’attente longues comme le bras. Je m’en doutais mais constater de visu la détresse de mes grands-parents, maintenant qu’ils sont presque complètement dépendants d’autres personnes alors qu’ils ne sont pas séniles pour autant, m’a profondément marqué.

         Enfin, la rentrée a été synonyme dans mon école de fermeture de classe une semaine après la rentrée faute d’effectifs suffisants. Cela est fréquent dans l’éducation nationale, où l’on respecte les seuils à la lettre, mais j’ai été choquée par le mépris humain avec lequel on nous a traité : ma collègue informée par mail de sa fermeture de classe seulement trois jours avant que cela soit effectif et nommée ailleurs alors qu’elle a 2 enfants en bas âge, ma directrice rappelée à l’ordre par l’inspecteur d’académie parce qu’on ne doit pas « faire collusion avec les parents pour remettre en cause une discussion de sa hiérarchie », et une autre collègue priée de « retourner dans sa classe » comme une bonne fonctionnaire docile et obéissante. Nous avons certes un devoir de réserve mais nous ne sommes pas des pions non plus que je sache. Du côté de nos élèves, devoir leur faire changer d’enseignant voire de classe une semaine après la rentrée a aussi été un crève cœur (car cela a bien sûr impacté tout les niveaux), surtout qu’ils se retrouvent plus nombreux par classe maintenant alors que les médias communiquent à tout venant sur les CP à 22 (ils ne s’appliquent, rappelons-le, qu’en REP). C’est l’école publique, me direz-vous, mais justement : c’est écœurant de la part de ceux qui sont censés exercer un service publique (et bien sûr cela se passe dans une école socialement défavorisée et pas dans une banlieue chic). Je comprends maintenant pourquoi tant de collègues quitte le navire et vont enseigner dans d’autres écoles, notamment Montessori ou démocratiques. Personnellement, je ne suis pas prête à sauter ce pas car j’aime l’idée de faire découvrir ces pédagogies à des familles qui n’ont pas les moyens financiers d’accéder à de telles écoles mais j’avoue avoir douté ces derniers mois.

         Voilà, j’arrive au terme de cet article éminemment personnel mais j’avais besoin d’écrire sur les causes de ma disparition des réseaux sociaux ces derniers temps. En espérant ne pas vous avoir ennuyé, bonne journée.

 

Quand je vais dans ma classe, j’aime bien j’aime bien …

              Les instits auront reconnu dans ce titre celui d’une comptine largement répandue dans les classes de maternelle mais elle pourrait parfaitement s’adapter à ma classe de CP. Dans ma classe, ou plutôt dans notre classe puisqu’elle appartient autant aux élèves qu’à moi, il y a ce qu’on appelle commodément des « coins », c’est-à-dire des espaces qui ont une fonction spécifique.En voici quelques uns :

coin regroupement             Le premier qui est plutôt rare en élémentaire est dédié au regroupement : les élèves ne s’assoient pas (encore ? ) par terre autour d’une ellipse mais ils s’y retrouvent régulièrement pour compter le nombre de jours d’écoles, pour lire un album ou un documentaire ou bien pour participer aux conseils d’enfants hebdomadaires. Une fois par semaine, ou deux s’il s’est produit un évènement à traiter plus tôt, les élèves ont ainsi un temps pour discuter de l’ambiance de la classe et des projets à mener. Ils peuvent féliciter un camarade, critiquer un comportement inadapté et proposer individuellement ou collectivement des solutions pour améliorer la situation. C’est aussi l’occasion de lancer de nouvelles idées de projets comme celui concernant l’aménagement de notre coin nature.

coin sciences

       Comme vous pouvez le voir, il est bien rempli en ce moment. Il y a des puzzles de botanique et de zoologie car nous avons des poules dans l’école ainsi qu’un jardin. Il y a des poissons combattants dans des aquariums suite à la demande des élèves qui en ont eux-mêmes financé l’achat en vendant des crêpes fabriquées avec les oeufs de nos poules à la sortie de l’école. Il y a des lentilles et des noyaux d’avocat en train de germer, une plante « adulte » dont il faut prendre soin et des plantations dans les petits pots en tourbe de pois de senteur que nous observons régulièrement. Je dois avouer que c’est la première année que je donne une telle place aux sciences naturelles dans ma classe et c’est formidablement intéressant à dire vrai.

       Un autre coin est celui des ateliers autonomes. Pour le moment, je bricole un peu avec les moyens du bord pour proposer des activités adapté aux différents niveaux à la fois en lecture, en numération, en géométrie et en motricité fine mais le fonctionnement se rode peu à peu et j’ai dans l’espoir d’investir dans des meubles plus adaptés l’an prochain. C’est un espace très important car les élèves s’en sont saisis petit à petit et ils me réclament très souvent maintenant d’aller prendre un atelier pour s’entraîner seuls (il faut dire aussi qu’ils connaissaient déjà le fonctionnement des ateliers Montessori en maternelle sur des temps prédéfinis par contre alors que les miens sont libres à partir du moment où j’ai déclaré qu’ils avaient assez de temps pour faire une activité en autonomie).

meubles maths

atelier

                  J’ai aussi bien sûr  un système d’emploi du temps visuel, un baromètre sonore, un tableau des responsabilités et un affichage des sons. Cela est plus traditionnel mais je vous mets tout de même des photos pour visualiser la chose. Ils sont sans doute perfectibles mais ils sont utiles autant pour moi que pour eux pour le moment donc on les garde jusqu’à la prochaine idée lumineuse des enfants ou de moi-même. Beaucoup d’images viennent de blogs de collègues que je ne remercierai jamais assez de partager ainsi leur travail.

affichage tableau

métiers

affichage sons.jpg

Voilà, vous savez presque tout sur notre classe maintenant. La prochaine fois, je vous parlerai de notre jardin et de nos poulettes du coup. A bientôt chers lecteurs et n’hésitez pas à faire connaître le blog ou la page FB à vos contacts histoire de montrer que dans les écoles de quartier aussi les choses bougent pour le bénéfice des enfants !

 

 

Insomnie mon amie

Bonjour, ou plutôt bonne nuit devrais-je dire puisque je rédige cet article à une heure avancée de la nuit. Pourquoi ne suis-je pas en train de me prélasser voluptueusement dans les bras de Morphée ? Parce que je suis insomniaque, tout simplement, et ce depuis ma première grossesse il y a six ans. Bien sûr comme pour tout il y a parfois des périodes d’accalmie. Je sais que si je me couche de bonne heure, vers 21H ou 21h30, je peux espérer dormir immédiatement et jusqu’à 1h sans me réveiller mais, comme j’ai très souvent de quoi m’occuper bien au-delà de ces heures (que ce soit pour la maison ou pour mon travail), je dépasse régulièrement la fenêtre de tir et je sais qu’une nuit compliquée m’attend alors. Aujourd’hui, par exemple, j’ai voulu faire ma maligne et j’ai travaillé fort tard à la préparation de mes ateliers auto-correctifs pour mes CP. Aussi, quand je suis allée me coucher vers 23h30, mon cerveau n’a pas compris qu’il devait arrêter de carburer pour se reposer un peu. J’avais pourtant pris le temps de lire un bon petit chapitre d’un livre passionnant mais pas trop, de me relaxer sous une douche bien chaude et de siroter une bonne infusion de verveine mais non, point de sommeil et me voilà à me relever vers 2h pour finir par écrire cet article en sirotant mon thé vert.

Au début de mes années d’insomnie, j’ai essayé de lutter en prenant des tas de pilules aux plantes qui ne fonctionnait pas. J’ai essayé les oligoéléments qui étaient efficaces mais trop chers car non remboursés et même, de manière ponctuelle, les fameux somnifères qui sont tant décriés mais qui aident bien lorsqu’on a pas fait une nuit correcte depuis fort longtemps et que l’on doit tout de même assurer au travail comme à la maison. Je testais et je râlais contre l’indifférence de mon médecin qui me traitait pour des épisodes de dépression à répétition mais qui ne me proposait rien pour m’aider à améliorer mon sommeil. J’étais également en colère contre les gens qui me jugeais en m’envoyant des « mais tu devrais dormir, ce n’est pas raisonnable tout çà » à la figure alors que c’était vraiment une situation subie et pas choisie. Et puis, un jour, il y a quelques années, j’ai décidé d’en tirer partie pour faire ce que je n’ai pas le temps de faire la journée. La nuit, quand mes enfants et mon mari dorment profondément, après avoir généralement dormi quelques heures, je pâtisse, je prends le temps de me bichonner, j’écris, bref je savoure ces heures de tranquillité volées au tourbillon du quotidien. Au bout d’une heure ou deux, je me recouche heureuse d’avoir pu faire tout cela et, très souvent, je me rendors quasi aussitôt. Depuis que j’ai adopté ce fonctionnement, je vis beaucoup mieux mes périodes d’insomnie mais j’en parle toujours peu car c’est encore un sujet tabou en France. Tout le monde y va de son bon conseil pour éviter les insomnies mais très peu de personnes sont réellement dans l’empathie et la bienveillance envers les personnes insomniaques. D’ailleurs on observe la même chose envers les mamans de bébés « insomniaques » mais la est un autre sujet…

L’insomnie, au bout de ces six années, n’est donc plus mon ennemie. C’est une compagne avec laquelle je chemine, bon an mal an, et que j’ai appris à apprivoiser. Sur ces quelques mots, je vous dis bonne nuit amis lecteurs et retourne au lit. A bientôt !

 

 

Le dilemme du mois

l-homme-d-affaires-abstrait-un-dilemme-moral-34480635

         Aujourd’hui, je vous parle dilemme ou déchirement moral comme vous préférez. Celui du moment dans notre foyer concerne la communication avec ceux qui, dans notre entourage, ne comprennent pas nos choix de vie. Ce sont des personnes proches du fait des liens du sang mais aussi assez éloignés en terme de valeurs en matière d’éducation. En cas de décès de nous deux, si l’on veut prendre un exemple un peu fort, pourrait-on leur confier la prunelle de nos yeux durablement et leur demander de prendre la relève ? Se poser la question est déjà un peu y répondre malheureusement…

     Alors en quoi consiste le dilemme si cette première question est déjà réglée ? Chaque année, chez nous comme dans beaucoup de familles que nous connaissons, les fêtes de fin d’année sont un moment pendant lequel on évite soigneusement les sujets qui fâchent. Les enfants sont là, ils ont les yeux qui brillent à l’idée des cadeaux et sont contents de retrouver leurs cousins/cousines si bien qu’en tant qu’adultes, et croyants de surcroît, nous nous efforçons de préserver la magie du moment. Noël se passe ainsi plutôt bien depuis quelques années mais nous nous posons la question de savoir si c’est une si bonne chose que de prendre sur soi tous les ans pour préserver les sensibilités de chacun. Ce n’est pas qu’on ne puisse pas s’entendre avec des gens différents (ma meilleure amie vote extrême gauche, et est donc profondément laïque, alors que je suis assez investie dans le catholicisme social) mais est-ce « tenable » à terme lorsqu’on sent qu’il y a un jugement en face et pas un respect mutuel de convictions différentes en matière d’éducation ou d’enjeux de société ?

      Lorsque j’étais enfant, on m’a appris à obéir aux personnes plus âgées que moi. On ne m’a pas expliqué pourquoi, c’était comme cela, et je remercie le ciel de ne pas être tombé sur un adulte tordu qui m’aurait demandé de faire des choses malsaines car je suis sûre que je n’aurais pas remis en cause sa demande tellement j’étais soucieuse de bien faire et de plaire aux adultes. Une fois adulte, j’ai eu beaucoup de mal à me défaire de cette éducation sans explication. Dans le monde professionnel, j’ai ainsi eu des supérieurs plus âgés que moi avec qui j’étais en tension car je savais que leur manière d’enseigner n’était pas forcément si irréprochable qu’ils voulaient le faire croire mais je n’osais pas leur démontrer pourquoi (la seule fois où je l’ai fait en début de carrière, la directrice narcissique que certains reconnaîtront m’a dit explicitement que c’était moi le problème car je communiquais trop -avec les parents de mes élèves, les autres collègues, les ATSEM- et j’ai fini en arrêt maladie du coup). Bref, s’affirmer face à quelqu’un de plus vieux fut pour moi un apprentissage douloureux qui m’aura pris une bonne dizaine d’année avec pas mal de souffrances pour compagnons de route. Si je le peux, j’aimerais éviter cela à mes enfants et c’est pour cela que je leur explique beaucoup le pourquoi du comment ce qui déplaît souvent. Bien sûr qu’il faut respecter les adultes car ils ont plus d’expérience de la vie et ils veulent souvent aider les enfants à grandir correctement en leur apprenant les codes de la société, mais cela ne dispense pas de former les enfants à utiliser leur esprit critique en se demandant si ce que leur demande de faire le monsieur ou la madame est une bonne chose ou pas (pas pour tout, évidemment, ce serait épuisant de réflexion). Pour moi, c’est un apprentissage important non pas pour en faire de futurs rebelles mais pour qu’ils grandissent en développant des outils pour réfléchir avant d’agir. Dans notre monde actuel, qui n’est ni celui des bisounours ni pire que celui qu’ont connu les générations précédentes, cela me paraît prioritaire. Mais je dévie…

         Notre dilemme est donc celui-ci : doit-on prendre sur nous pour préserver les liens familiaux ou bien prendre le large en se voyant le moins possible pour ménager l’ensemble des susceptibilités ? Nous sommes partagés entre les deux car nous aimerions continuer à nous affirmer mais nous avons expérimenté que cela n’est pas forcément bien compris et le conflit ouvert n’est pas non plus, selon nous, une bonne solution pour nos enfants. Parmi notre cercle d’amis, tous ont choisi l’une ou l’autre de ces options ce qui a parfois conduit à des situations comiques comme l’élaboration d’un bingo des remarques désagréables en matière d’éducation entendues pendant les fêtes (mieux vaut en rire même si c’est un rire un peu jaune). Pour le moment, nous n’avons pas encore tranché la question car une rupture totale des liens familiaux nous semble assez violente pour tout le monde mais la question est franchement débattue à la maison.

      Et vous, avez-vous eu ce genre de dilemme à gérer et qu’avez-vous décider ?

Des associations qui assurent !

En ce tout début de nouvelle année, j’ai remarqué que je ne vous avais jamais parlé des associations incontournables lorsqu’on est une jeune maman en recherche de soutien. Au cours de mon parcours, j’en ai croisé plusieurs qui méritent d’être connues surtout lorsqu’on attend son premier enfant.

La première à laquelle je pense est lyonnaise et a déménagé il y a quelques mois déjà à Villeurbanne. Il s’agit de La Maison de la Parentalité et de la Naissance aussi appelée la Cause des Parents et qui propose de multiples activités à destination des parents/futurs parents/enfants. Personnellement, je connais surtout leurs conférences, les tentes rouges à destination des femmes et les ateliers bébés signes mais il y aussi des ateliers « cultiver la bienveillance envers soi-même », « à la découverte de l’homéopathie » ou encore « musique en famille » qui ont l’air très très bien. Leur site internet est très complet et se trouve ici (clic).

Dans un deuxième temps, j’hésite entre deux associations qui proposent toutes les deux un soutien aux mamans allaitantes : Galactée et la Leche League. Après la naissance de mon aînée qui ne savait pas téter, je ne connaissais aucune des deux et j’ai suivie naïvement les conseils de la puéricultrice de la PMI qui m’avait conseillé « pour moins stresser » d’arrêter net l’allaitement. Pour mon second, comme je rêvais d’un allaitement serein, j’ai participé aux réunions de chacune de ces associations et cela m’a bien soutenu à la fois dans mon projet avant la naissance et dans sa mise en œuvre par la suite. Les deux disposent de relais locaux composés de mamans bénévoles qui partagent leur expérience ce qui permet de trouver facilement, toujours via leur site internet (clic et clac) une réunion assez proche de son domicile.

Enfin, et toujours par ordre de priorité, je citerai l’association Maman Blues qui œuvre en soutien à la difficulté maternelle. Par ce terme, on entend tout ce que peut ressentir de difficile et perturbant une jeune maman qui découvre avec son enfant que la réalité est souvent plus complexe que ce qu’on avait imaginé avant. Je connais surtout leurs groupes de paroles ainsi que leur site internet (ici) pour dire vrai mais je suis régulièrement leurs actualités car je trouve qu’ils proposent une alternative importante au discours de la société actuelle qui voudrait qu’être maman soit facile et naturel.

Il y aurait encore d’autres partenaires à citer comme les monitrices de portage qui sont aussi pleines de bons conseils, les doulas ou encore le magasin Symbioza mais je ne peux pas tous les répertorier dans un article d’une page. Je vous laisse donc sur votre faim mais je referai peut-être un autre article sur le sujet qui sait…

url