Des associations qui assurent !

En ce tout début de nouvelle année, j’ai remarqué que je ne vous avais jamais parlé des associations incontournables lorsqu’on est une jeune maman en recherche de soutien. Au cours de mon parcours, j’en ai croisé plusieurs qui méritent d’être connues surtout lorsqu’on attend son premier enfant.

La première à laquelle je pense est lyonnaise et a déménagé il y a quelques mois déjà à Villeurbanne. Il s’agit de La Maison de la Parentalité et de la Naissance aussi appelée la Cause des Parents et qui propose de multiples activités à destination des parents/futurs parents/enfants. Personnellement, je connais surtout leurs conférences, les tentes rouges à destination des femmes et les ateliers bébés signes mais il y aussi des ateliers « cultiver la bienveillance envers soi-même », « à la découverte de l’homéopathie » ou encore « musique en famille » qui ont l’air très très bien. Leur site internet est très complet et se trouve ici (clic).

Dans un deuxième temps, j’hésite entre deux associations qui proposent toutes les deux un soutien aux mamans allaitantes : Galactée et la Leche League. Après la naissance de mon aînée qui ne savait pas téter, je ne connaissais aucune des deux et j’ai suivie naïvement les conseils de la puéricultrice de la PMI qui m’avait conseillé « pour moins stresser » d’arrêter net l’allaitement. Pour mon second, comme je rêvais d’un allaitement serein, j’ai participé aux réunions de chacune de ces associations et cela m’a bien soutenu à la fois dans mon projet avant la naissance et dans sa mise en œuvre par la suite. Les deux disposent de relais locaux composés de mamans bénévoles qui partagent leur expérience ce qui permet de trouver facilement, toujours via leur site internet (clic et clac) une réunion assez proche de son domicile.

Enfin, et toujours par ordre de priorité, je citerai l’association Maman Blues qui œuvre en soutien à la difficulté maternelle. Par ce terme, on entend tout ce que peut ressentir de difficile et perturbant une jeune maman qui découvre avec son enfant que la réalité est souvent plus complexe que ce qu’on avait imaginé avant. Je connais surtout leurs groupes de paroles ainsi que leur site internet (ici) pour dire vrai mais je suis régulièrement leurs actualités car je trouve qu’ils proposent une alternative importante au discours de la société actuelle qui voudrait qu’être maman soit facile et naturel.

Il y aurait encore d’autres partenaires à citer comme les monitrices de portage qui sont aussi pleines de bons conseils, les doulas ou encore le magasin Symbioza mais je ne peux pas tous les répertorier dans un article d’une page. Je vous laisse donc sur votre faim mais je referai peut-être un autre article sur le sujet qui sait…

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9 mois après, me revoilà !

Bonjour ami lecteur,

je t’ai un peu délaissé ces derniers mois et te prie de bien vouloir m’excuser. En effet, entre la reprise du travail à 80%, mon changement de niveau de classe de CE2 à CP qui a entraîné pas mal de préparations en soirée et bien sûr les multiples casquettes inhérentes à la fonction de maman, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour écrire ici. A l’heure d’aujourd’hui, je n’ai pas -encore- trouvé l’organisation parfaite pour pouvoir prétendre au titre de super-maman qu’illustre l’image ci-dessous (il me manque « maman fiesta, maman coquette, maman tricot et maman thalasso ») mais j’ai inscrit la reprise de ce blog parmi mes priorités pour 2017 donc je prends un peu d’avance aujourd’hui.

super-mamanSource : luckysophie.over-blog.com

Que s’est-il donc passé chez nous pendant ce long laps de temps ? Je vous vois venir, 9 mois, c’est pile-poil le temps nécessaire à la formation d’un petit bébé 3. Et bien non, pas de scoop de ce côté-là même si je vous avoue que c’est un sujet qui me taraude beaucoup l’esprit en ce moment. Ne plus avoir de bébés alors que j’ai 34 ans, cela me laisserait un sentiment d’inachevé donc à voir quand petit Quentin sera un peu plus grand. Du côté du travail, je redécouvre avec émerveillement cette classe si particulière qu’est le CP. Les enfants sont vraiment demandeurs à cet âge si bien que, malgré tout ce que je reproche à l’institution, je m’émerveille aussi devant leurs réactions et leurs progrès -et ce d’autant plus qu’une bonne moitié de la classe est entrée dans la lecture maintenant. Je me rends compte que travailler avec ce niveau aura vraiment été une chance pour moi qui suis souvent à cheval entre le ludique et le formel. Bien sûr j’ai encore plein de choses à améliorer pour être aussi une meilleure « maikresse » mais j’y travaille.

Du côté des enfants -les miens cette fois 😉 -, ils grandissent chacun à leur rythme. Solène a fêté ses 5 ans en septembre et a invité il y a peu pour la première fois une copine à dormir à la maison (sa cousine en l’occurence). Elle me ressemble toujours beaucoup d’après nos proches ce qui est à la fois drôle et déconcertant parfois : elle a par exemple hérité de mon caractère boudeur ce qui m’amuse car je comprends sa réelle frustration mais qui m’exaspère aussi en tant que maman pressée qui n’a pas toujours le temps d’attendre que Mademoiselle soit dans de meilleures dispositions. Quentin est quant a lui toujours un « bébé sourire ». A 20 mois, il a déjà un fort petit caractère et sait très bien nous montrer son mécontentement quand nous ne sommes pas d’accord avec lui mais c’est aussi une bonne pâte qui s’adapte facilement aux nouvelles situations. Sa soeur et lui se chamaillent certes beaucoup car l’un a tendance a fortement vouloir empiéter sur le territoire de l’autre mais ils se calinent aussi régulièrement pour notre plus grande fierté.

Du côté de l’ours enfin, nous avons connu quelques moments difficiles suite au déménagement de son travail de la verdoyante campagne du Beaujolais à la cour bétonnée du nouvel établissement qui se situe juste à côté de mon école (je n’exagère pas, nos lieux de travail sont mitoyens maintenant !). Il y a eu aussi quelques ajustements nécessaires suite au passage de un à deux enfants mais, dans l’ensemble, nous avons toujours envie d’évoluer ensemble sur le même chemin qu’il soit lisse et large comme un grand boulevard ou sinueux et escarpé comme cela arrive inévitablement à certains moments de la vie.

Bref, tout va bien et sur ces bonnes paroles je vous souhaite à tous de passer d’excellents fêtes de Noël : profitez-en pour dire à vos proches combien vous les aimez et réjouissez-vous avec eux. A bientôt !

 

Calme et attentif comme une grenouille

La grenouille… dans mon imaginaire personnel, ce petit animal vert et gluant était loin d’être prédestiné à devenir la mascotte d’une méthode de relaxation pour les enfants. Je le considérais plutôt comme le spécialiste des bonds en tous genres, toujours en train de faire la brasse dans sa petite mare ou à l’affût de la moindre petite mouche passant par là pour la gober. Bref, tout sauf un être tranquille. Le qualifier d’attentif en plus, cela m’a laissé fort perplexe quand j’ai lu le titre de ce livre mais, comme j’aime les accroches qui remettent en cause les idées reçues, je suis allée au-delà de mes préjugés.

9782352041917           Dès la couverture, l’auteur annonce proposer des exercices de méditation « pour les enfants avec leurs parents ». En s’inspirant de la pratique de la pleine conscience, elle a ainsi construit des exercices de respiration simples qui aident peu à peu l’enfant à se recentrer sur l’instant présent et à prendre du recul par rapport aux émotions qui peuvent le traverser. Bien sûr, j’étais déjà sensibilisée à ces questions de part mes lectures liées au maternage : Isabelle Filliozat, le Dr Guéguen ou encore Aletha Solter ont beaucoup écrit sur ces émotions qui bouleversent profondément nos enfants. A leur âge, ils ne savent pas toujours les exprimer et, quand c’est le cas, c’est souvent avec violence si bien qu’on se retrouve parfois démunis en tant qu’adulte devant leur état. Les exercices proposés par Eline Snel s’inspirent directement de la pleine conscience et sont, grâce au support CD qui les accompagne, plutôt faciles à mettre en oeuvre au quotidien.

Pour les parents, je pense qu’on peut arriver à ritualiser les temps de méditation pour aider l’enfant à prendre « de bons réflexes » face aux émotions qui peuvent l’agiter. Pour les enseignants, on peut aussi s’en servir dans le cadre de l’éducation morale et civique qui consacre désormais tout un item à la reconnaissance et à la gestion de la sensibilité sous le titre Soi et les autres : les émotions. C’est d’ailleurs dans cette perspective que je vais personnellement utiliser cet ouvrage dans ma classe à partir de la rentrée des vacances en espérant que mes élèves arrivent mieux à vivre avec eux-mêmes d’une part, et avec les autres, d’autre part. Je vais coupler ces exercices avec des extraits du film vice-versa, des jeux de mimes et des jeux de rôles pour leur permettre de prendre du recul sur ce qu’ils ressentent au quotidien, comment cela peut s’exprimer et, surtout, que faire pour arriver à retrouver un certain calme après les moments de forte agitation. Je vous ferai sûrement un petit bilan au bout de quelques semaines de pratique pour vous dire les résultats sur l’ambiance de ma classe, sur l’épanouissement des élèves et l’évolution de leurs capacités d’attention. Officiellement, ce sont les trois objectifs que je vise avec mes grands CE2 mais je pense qu’on peut utiliser cette méthode avec des enfants de 4 à 10 ans et ce d’autant plus que le CD propose parfois des versions adaptées à l’âge des enfants. Pour conclure, je vous mets en lien une petite vidéo de la première méditation pour que vous puissiez tester à la maison et vous faire votre propre avis. Bonne écoute !

 

 

Survivre aux fêtes de fin d’année en famille…

… vaste sujet traité avec humour par de nombreuses blogueuses tant la question se posent quand on ne partage pas les mêmes principes éducatifs que ses proches ou plus généralement les mêmes idées. Déjà, il y a un siècle, un célèbre caricaturiste illustrait les risques de dérives de ces grandes réunions de famille alors, cette année, j’ai décidé de me lancer le défi « restons zen pendant les fêtes ».

affaire-dreyfus-caricature_1298827752Première mesure : le réveillon de Noël se passe en famille restreinte, c’est-à-dire uniquement avec mes enfants et mon mari. Pendant que je m’occupe tranquillement des préparatifs pour les différents repas avec bébé glue sur le dos (vive l’écharpe), Solène et son papa font une activité sympa comme bricolages de Noël ou sortie au marché de Noël. A 17 heures, direction la messe de la veillée de Noël lors de laquelle chaque année les enfants du catéchisme mettent en scène un conte autour de la naissance de Jésus. L’ambiance est joyeuse, notre aînée découvrent les cantiques traditionnels « il est né le divin enfant, les anges dans nos campagnes » etc et nous fait bien sourire quand elle enchaîne spontanément sur vive le vent alors que tout le monde est en silence pour écouter l’homélie… Au retour, petit repas de fête et visionnage en famille du dessin animé de Noël choisi collectivement parmi plusieurs propositions faites par maman (cette année, on a regardé la petite boule rouge de Noël et même les adultes étaient émus). A 10h dodo car il paraît que le père Noël passe seulement quand tout le monde est endormi 😉

Deuxième mesure : pour le repas de midi du jour de Noël, c’est moi qui reçoit avec un petit coup de pouce du traiteur Leclerc pour les plats chauds (parce que cuisiner pour 15 adultes, je pourrai le faire mais cela prendrait aussi beaucoup de temps) et des proches pour les entrées et les desserts. De mon côté, je m’occupe des apéritifs avec l’aide de Solène, des fromages et du vin ce qui me permet de ne pas passer ma matinée en cuisine et de profiter de l’émerveillement des enfants lors de l’ouverture des cadeaux à leur réveil. Comme tous les ans, nous essayons de limiter la quantité pour privilégier la qualité des présents en donnant quelques « conseils d’achats » aux différents papas Noël : privilégier les jouets en bois à ceux en plastique, éviter les sonneries et lumières en tous genres, encourager les petits fabricants plutôt que les grosses enseignes etc. Cela a plutôt bien fonctionné même si, côté cousins, c’était exactement l’inverse. Mais bon, je préfère retenir les bons moments dont voici un petit aperçus en photos :

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Enfin, troisième et dernière mesure : ignorer les remarques désagréables sur nos choix éducatifs déroutant pour les non-initiés que ce sont nos familles respectives. Comme une image vaut mieux que 1 000 mots, je vous mets en lien la vidéo qui m’a aidé pour cela :

http://www.youtube.com/watch?v=oUWY1FCGUWU

C’est drôle mais c’est tellement réaliste aussi. Sur ce, je vous souhaite à tous de passez de très bonnes fêtes de fin d’année avec tous ceux que vous aimez. Rendez-vous en 2016 !

 

Allaitement, portage et cododo, le trio gagnant de nos premiers mois avec Quentin !

Mon cher petit Quentin,

lorsque je t’attendais, je ne savais pas encore si je serais capable de te donner le sein plus de quelques semaines. En effet, pour ta grande soeur Solène, j’avais très vite abandonné l’allaitement sur les conseils de la puéricultrice de la PMI qui me trouvait beaucoup trop fatiguée et angoissée pour continuer. Malgré tout, cela m’avait beaucoup déçue à l’époque et j’espérais vraiment vivre une meilleurs expérience avec toi. Aussi ai-je pris quelques précautions qui, je l’espère, pourront intéresser d’autres mamans ou futures mamans.

Tout d’abord, j’ai profité de mon congé maternité pour aller discuter avec des mamans et conseillères lors de réunions Galactée  organisées près de chez moi. J’ai pu ainsi revenir sur certaines des difficultés que j’avais rencontrées avec Solène il y a quatre ans : comment reconnaître les pleurs de faim du bébé des autres ? comment savoir s’il prend assez et pas trop ? comment faire pour l’allaiter dans un lieu public ? Autant de questions auxquelles j’avais reçues des réponses contradictoires pour mon premier enfant. Lors de ces réunions, il n’y avait pas de discours dogmatique et j’en suis sortie en me disant que certes, il y aurait peut-être des difficultés à affronter mais non, nous ne serions pas seuls pour y faire face !

Avec ton papa, nous avons aussi décidé à cette époque que tu dormirais près de nous dans un berceau « cododo ». C’était tout bête, mais grâce à cela, j’ai beaucoup mieux vécu les tétées nocturnes. Avant même que tu ne t’énerves et en arrives aux pleurs, je te rapprochais de moi et tu venais instinctivement te coller contre mon sein. Tu tétais un moment puis tu te rendormais apaisé et moi aussi. Nous avons ainsi partagés de belles nuits durant tes cinq premiers mois !

Toujours pendant ces débuts, je t’ai enfin beaucoup porté en écharpe ou en sling comme j’en parlais dans mon dernier article. Cela m’a non seulement permis de faire de belles ballades avec toi mais aussi de te nourrir discrètement quand nous étions de sortie. Tu te lovais contre moi et, bien souvent, les gens ne voyaient même pas que tu étais au sein ce qui m’allait très bien. Dans la série système D bien utile à connaître pour allaiter discrètement en public et moins cher que les tabliers et autres objets marketing spécial allaitement, nous avons beaucoup utilisé le lange calé dans la bretelle du soutien gorge et le débardeur en dessous du tee-shirt pour ne pas découvrir son ventre lorsqu’on allaite.

Voilà, petit Quentin, les trois astuces principales qui m’ont permis de vivre un allaitement serein avec toi. Avec la reprise du travail et ton entrée chez la nounou, tu as découvert le biberon et tu l’as adopté assez rapidement. Même si aujourd’hui tu es complètement « sevré », je garde de très bons souvenirs de ces premiers mois d’allaitement d’où ce petit article que tu reliras plus tard je l’espère.

Pour finir, je vous laisse sur une petite image de la blogueuse Korrig’Anne que j’aime beaucoup :

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Porter un enfant, cela s’apprend ;-)

Si certains sans souviennent, j’avais déjà écrit un premier article sur le sujet après la naissance de Solène (voir ici « porter bébé, une envie légitime mais pas si simple que cela ») car j’avais rencontré pas mal de difficultés pour la porter à l’époque. Au bout de quelques mois d’entraînements, nous étions tout de même parvenus à maîtriser à peu près le sling, le mei-tai et le manduca mais point les écharpes. Elles me paraissaient certes plus confortables mais, avec mes deux mains gauches et un bébé gigoteur, je m’empêtrais à chaque tentative quand je ne me faisais pas carrément des frayeurs.

Pendant mon congé maternité pour Quentin, j’ai donc décidé de me former « pour de bon » au portage en écharpe en suivant un premier cours à domicile avec la très sympathique Anne-Cécile. Avec elle, j’ai vu les principales règles de sécurité ainsi que les gestes pour un portage réellement physiologiques. J’ai aussi appris quelques nœuds pour porter bébé sur le ventre et cela nous a été très utile pendant ces premiers mois que ce soit pour l’aider à s’apaiser lors des fins de journées difficiles ou pour profiter pleinement des ballades en famille cet été. Petit Quentin s’est en outre révélé être un bébé qui aime être tout contre sa maman, d’où de grands sourires quand je l’installe ce qui est évidement très encourageant.

Toutefois, à six mois maintenant, mon petit bout de chou commence à être un peu lourd pour être porter longtemps sur le ventre. Surtout, il veut voir tout ce que fait sa maman et tourne pour cela la tête vers l’arrière comme pour me dire qu’il veut désormais avoir une vision « face au monde ». J’ai essayé plusieurs fois de le mettre en écharpe sur le dos en m’inspirant de vidéos de monitrices mais bébé se retrouvait toujours trop bas si bien que me suis dit qu’il était temps de faire travailler une autre de ces courageuses « mompreneurs ».

Samedi dernier donc, je me suis rendue à la boutique Symbioza pour suivre un atelier cette il_570xN.735743910_pu3hfois. A ma grande surprise, il n’y avait pas d’autres participantes ce jour-là ce qui m’a permis de demander à Delphine des conseils vraiment personnalisés par rapport à la taille des écharpes que je possède déjà et par rapport à mes besoins (des noeuds pas trop compliqués à retenir mais confortables dans la durée). Tout comme la première fois avec Anne-Cécile, j’ai été frappée par la personnalité de la monitrice  : à la fois très professionnelle par son souci de me montrer comment manipuler et installer bébé en toute sécurité, et très humaine puisque nous avons pu discuter de multiples sujets proches ou éloignés du portage comme, par exemple, de l’importance de continuer à transmettre un maximum de bienveillance à nos enfants malgré l’actualité tragique. J’ai donc passé un très bon moment et le contrat a été rempli puisque, maintenant, je n’ai plus peur de faire tomber Quentin en l’installant dans le dos. J’ai certes encore besoin d’entraînement mais bébé est très coopératif et on espère bientôt tenter une petite ballade en portage dos.

Pour conclure, j’encouragerai donc toutes les mamans qui veulent porter leur enfant à apprendre avec une monitrice, que ce soit en atelier ou en cours individuel. Certes, c’est un coût mais on apprend vraiment à installer son enfant correctement à la fois pour lui et pour soi tout en passant un bon moment. Alors, si vous n’avez pas d’idée de cadeau de naissance à suggérer à vos amis, pensez-y !

Quelques pistes pour mieux se repérer parmi les différentes préparations à l’accouchement.

Comme bébé 2 semble bien décidé à rester au chaud jusqu’au terme, j’en profite pour vous livrer un petit article sur les différentes préparations à l’accouchement que j’ai pu tester lors de mes deux grossesses. Je ne prétends pas dire laquelle est la mieux car c’est avant tout à chacune de cibler ses différents besoins et, d’un praticien à l’autre, cela peu aussi beaucoup changer. J’en resterai donc au niveau du témoignage personnel et, si cela peut être utile à certaines pour se décider, j’estimerai mon objectif atteint.

La préparation classique

Choisie par 80% des femmes, la préparation traditionnelle est dispensée par les sages-femmes soit au sein de la maternité choisie pour l’accouchement soit dans leur cabinet si elles exercent en libéral. Elle se compose de 8 séances entièrement prises en charge par la Sécurité Sociale et dont la durée varie entre 1h30 et 2h. Son but est d’apporter aux futures mamans toutes les informations nécessaires sur la grossesse, l’accouchement et l’après naissance afin de les rassurer et de leur permettre d’arriver déstressée et détendue le jour J à la maternité (bon, ça c’est la théorie : en pratique, je vous conseille d’aller lire le compte rendu drôlissime mais tellement réaliste d’Anarchy in the Family ici). Personnellement, j’ai aimé dans cette préparation de pouvoir échanger avec d’autres mamans couveuses car on se sent parfois un peu à part avec notre gros ventre. La sage-femme référente, qui avait en plus été formée par le Dr de Gasquet, m ‘a aussi beaucoup plu car elle nous a présenté plusieurs positions et manières de pousser ce qui était important pour celles qui, comme moi, souhaitent un accouchement le plus physiologique possible. Enfin, j’ai aussi apprécié de pouvoir visiter les lieux avec le papa avant le jour j (salle de naissance, localisation du bloc en cas de césarienne et chambre) : même si ce n’est pas la visite la plus « fun » qui soit, cela rassure tout de même lorsqu’on fait partie comme moi des gens qui ne sont pas rassurés quand ils franchissent la porte d’un hôpital. Pour toutes ces raisons, je trouve cette préparation classique intéressante notamment lorsqu’on attend son premier enfant.

La sophrologie

Créée en 1960 par un médecin neuropsychiatre colombien, Alfonso Caycedo, le but de la sophrologie est d’aider à se relaxer en apprenant à maîtriser sa respiration, ses pensées et ses émotions. Pour moi qui suis très souvent dans l’intellectualisation, cette méthode m’a vraiment aidé à reprendre « contact » avec mon corps et à faire une pause régulière dans mon quotidien. Je l’ai ainsi pratiquée à la fois lors de cours individuels et collectifs et, progressivement, j’ai appris à détendre chaque partie de mon corps et à apaiser mes mille et unes pensées si bien que je frôle désormais souvent l’endormissement à force de lâcher prise. Enfin, le fait de visualiser à l’avance l’accouchement et de l’anticiper de manière positive m’a aussi permis, le jour j, de puiser dans mes propres ressources pour être active malgré la douleur (je pense à l’utilisation des images mentales et autres ancrages positifs notamment et aux exercices sur la maîtrise de la respiration). Comme pour la préparation classique, la Sécurité Sociale peut prendre en charge l’intégralité de 8 séances selon l’intervenant qui dispense ces cours (sage femme ou non, au sein de la maternité ou non, etc.).

L’aquagym prénatale

Ce n’est pas une préparation à proprement parlée mais étant déjà une grande fan de la piscine en temps normal, c’est tout naturellement que je me suis inscrite à l’aquagym prénatale pendant mes deux grossesses. Très concrètement, c’est le moment dans la semaine au cours duquel j’oublie un peu mes 15kg de trop et les petits maux qui vont avec. Entre mamans baleines, on rigole bien mais on travaille aussi en vue de l’accouchement car, comme les cours sont dispensées par un maître nageur et une sage-femme, on fait aussi des exercices pour muscler le périnée et apprendre à maîtriser notre respiration. Pour une fois qu’on peut lier l’utile à l’agréable, ce serait dommage de s’en priver n’est-ce pas ?

L’haptonomie

Le mot haptonomie vient de 2 termes grecs hapsis / haptein qui désigne le toucher, le lien, le tact et nomos qui signifie la norme, la règle. D’après ces deux racines, c’est donc la discipline du « toucher affectif » puisqu’elle vise à favoriser, dès la grossesse, la création d’un échange tactile entre le bébé et ses deux parents. S’il s’agit d’une préparation à l’accouchement à part entière, certains recommandent de ne pas consacrer les 8 séances à cette méthode pour ne pas « sur stimuler » le bébé ou bien de les répartir en 5 séances avant la naissance et 3 après. Personnellement, je n’avais fait que de l’haptonomie pour Solène et, avec le recul, je pense effectivement qu’il aurait été mieux de « panacher » entre haptonomie et préparation classique par exemple. Toutefois, j’ai beaucoup aimé pouvoir jouer avec bébé pendant la grossesse et je pense que mon chéri a aussi pu se sentir davantage impliqué dans la grossesse grâce à cette méthode.

Le chant prénatal

N’ayant participé pour le moment qu’à deux séances de chant prénatal, je suis loin d’être une spécialiste concernant cette dernière préparation. Toutefois, je voulais au moins la citer car elle me semble très intéressante pour accompagner la maman et le bébé à la fois pendant la grossesse et pendant l’accouchement. Avec le papa, nous avons pu expérimenter comment les vibrations sonores se répercutaient dans l’ensemble du corps via les os. Non seulement bébé avait l’air de bien réagir mais cela pourra aussi nous permettre de nous isoler dans notre « bulle » pendant le temps du travail à la maternité (je préviendrai l’équipe quand même sinon j’ai peur qu’il me prenne pour une folle avec tous ces sons bizarres). Comme pour les autres préparations, cette technique vise également à accompagner la maman pour traverser au mieux la douleur liée aux contractions. Elle me semble donc particulièrement indiquée pour celles qui souhaitent retarder ou se passer complètement de la péridurale.

Voilà, si vous avez testé d’autres méthodes et que vous voulez les promouvoir, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire ci-dessous.