…fais dodo, t’auras du lolo ! »

Suite et fin de mon précédent article sur le sommeil, mais pour évoquer celui des parents de très jeunes enfants. somml

Devenir père et mère fut, pour mon chéri et moi, comme faire un grand saut vers l’inconnu. En effet, nous étions les premiers de notre bande de copains à avoir un bébé et, dans nos deux familles, personne n’avait « sauter le pas » non plus. Du coup, naïvement, nous pensions que l’accueil du bébé se ferait naturellement et que, même s’il y aurait forcément des réajustements à faire au cours des premiers mois, cela se ferait tout de même bon an, mal an (décidément, c’est l’article des expressions idiomatiques celui-ci !). Si on nous avait dit à quel point notre vie allait être transformée côté sommeil, je crois que nous ne l’aurions pas cru…Mais resituons les évènements. Quand Solinette est née, au mois de septembre 2011, mon chéri a eu ses trois jours de congés pendant lesquels il a fait des allers-retours maison maternité. Bien sûr, pendant ces trois nuits, j’ai très peu dormi mais je venais d’avoir un bébé donc cela me paraissait normal. Ensuite, il a du reprendre le travail car, ayant commencé dans un établissement auprès des jeunes en grandes difficultés seulement un mois auparavant , il lui semblait malvenu de poser ses congés immédiatement. J’ai alors poursuivi mes nuits hachées et découvert les journées à porter bébés à bras (je ne connaissais pas encore le portage à l’époque). Au bout de quelques semaines, je reconnais très humblement que j’étais épuisée … et complètement déprimée du coup ! Je m’occupais de notre bébé tant bien que mal la journée, j’essayai de dormir quand elle dormait (mais j’avais alors attrapé le sommeil des nourrices, toujours sur le qui-vive et, comme elle pleurait souvent à cause de ses coliques, j’avais quasiment l’impression de l’entendre pleurer même quand elle dormait bichette). Surtout, je demandais à mon mari de prendre le relais dès qu’il rentrait du travail et, heureusement pour moi et pour nous tous, il a été super compréhensif à l’époque. Finalement, il a pu poser son congé paternité après les vacances de la Toussaint ce qui nous a permis de partir trouver du relais auprès de ma belle-famille et nous retrouver un peu en tant que couple mais, je le répète, si on m’avait dit avant la naissance que je serai aussi fatiguée au bout d’un mois, je ne l’aurai pas cru (et c’est une insomniaque chronique qui l’écrit !).

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Que dire alors maintenant,plus de deux après, à propos du sommeil des parents de jeunes enfants ? Personnellement, je pense qu’il faut les prévenir de cette privation plus ou moins grande de sommeil afin qu’ils relativisent ensuite leurs difficultés des premiers mois. D’après une étude parue dans le Daily Mail, pendant la première année de la vie d’un nouveau-né, les parents de nouveaux-nés dorment en moyenne 5,1 heures par nuit, soit près de trois heures de moins que le temps de repos recommandé. Sur une semaine, c’est un peu plus de 20 heures de précieux sommeil qu’ils perdent. Parmi les raisons invoquées par les nouveaux parents pour expliquer ce raccourcissement de leurs nuits, on retrouve dans 62% des cas les biberons ou les tétées nocturnes ; 57% des nouveaux parents manquent de sommeil car le bébé se réveille et/ou pleure pendant la nuit et 34% enfin évoquent leurs difficultés à se rendormir après l’un de ces réveils. Cumulées sur un an, ces « insomnies » représenteraient tout de même 44 jours de sommeil en moins et entraînent parfois des dépressions maternelles ou paternelles voire des « baby-clash » (nouveau terme anglo-saxon pour définir les couples qui se séparent après l’arrivée d’un bébé). Personnellement, nous avons pu surmonter ces moments compliqués grâce au relais de nos familles, au soutien de quelques uns de nos amis et à l’écoute des professionnels de la PMI locale (puéricultrice et psychologue). Et, au bout de quatre mois, entre la fin de ces coliques, le développement de son système digestif avec l’introduction des purées puis des compotes (merci docteur de m’avoir fait commencé à cet âge-là ;-)) et la poursuite du même rituel d’endormissement que depuis sa naissance (moments calins, histoires et prières chantées dans le lit), Solène a fait ses nuits. 10 belles heures de sommeil d’affilée, de 20h à 6heure. Nous étions presque aussi fière d’elle que pour sa naissance je crois ! Enfin, nous avons pu dormir de nouveau comme presque tout le monde et, très logiquement, le moral est aussi remonté en flèche pour nous deux à partir de ce moment-là.

Bref, pour conclure ce long article en deux parties, je dirais aux jeunes parents qui me lisent que c’est une question de temps. Au bout d’un mois, de trois, de six ou de 12 selon votre enfant, il finira tôt ou tard par faire ses nuits et, par conséquence, vous aussi. Tout est question de patience et de soutien. Surtout, si vous sentez que vous flancher physiquement ou moralement, n’hésitez pas à demander de l’aide que ce soit auprès de la famille proche, des professionnels de la Protection Maternelle Infantile ou par une Association de Soutien à la Parentalité comme la Cause des Parents à Lyon. Sur ces bonnes paroles, je vous laisse avec une image bien apaisante qui vient d’un autre blog de maman intitulé « solutions-parents ». Son auteur, coach parental, a d’ailleurs écrit plusieurs articles traitant justement des trucs et astuces pour aider son enfant à devenir un dormeur et je vous invite donc à aller le lire si vous chercher plus d’informations sur la question.

Little boy is sleeping

 

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Ma petite bibliothèque de maman maternante

prixlivremamanComme promis, voici un petit aperçu du contenu de ma bibliothèque de maman et de grande dévoreuse de livres. Mais, pour bien remettre les choses dans leur contexte, je vous livre tout d’abord un peu de ma petite expérience.

Avant la naissance de mini-nous, romans, essais, livres sur les pédagogies alternatives, et d’autres encore avaient déjà leur place sur mes rayonnages. Lorsque j’ai commencé à annoncer ma grossesse, on m’a conseillé de ne pas trop chercher d’infos dans les livres sous prétexte que « chaque enfant est différent », qu' »il ne faut pas les faire rentrer dans un moule », qu' »il n’y a pas de recettes toutes faites » etc… En conséquence, les séances de préparation à l’accouchement ne parlant pas non plus de ce qui allait se passer après la naissance, je me suis retrouvée assez vite démunie à mon retour de la maternité avec Solène. Surtout, je me suis retrouvée extrêmement isolée car mon mari ne pouvait pas prendre son congé paternité tout de suite, ma famille était loin et, parmi mes amies proches, aucune n’avait alors des enfants.

Au bout de quinze jours, sur les conseils de la puéricultrice de la PMI, j’ai fini par arrêté l’allaitement et par me lancer dans une vraie enquête livresque afin de mieux comprendre les réactions de notre fille. Dans un premier temps, j’ai lâché le Laurence Pernoud certes bien utile pour acquérir des grands repères mais pas du tout fonctionnel à mon goût pour me tourner vers des « anti-manuels de puériculture ». Parmi eux, je retiens Bébé, dis-moi qui tu es de Philippe Grandsenne, auteur également du très bon Comprendre les pleurs de son bébé qui m’a permis de relativiser les longues séances de pleurs des premiers mois. Le petit livre de poche Comment ne pas être une mère parfaite de Libby Purves, dans un autre genre, m’a aussi beaucoup fait rire ce dont j’avais bien besoin à l’époque. Enfin, les livres de Marie Thirion et de Marie-Josèphe Challamel, toutes deux pédiatres et spécialistes respectivement de l’allaitement et du sommeil des nourrissons m’ont permis de relativiser l’échec de mon allaitement (plusieurs remarques bien senties m’ont longtemps fait douter du bien fondé de ma décision à l’époque…) et à mettre en place des routines permettant de faciliter l’endormissement de Solène.

Parallèlement, comme j’avais bien remarqué qu’elle souffrait pas mal de coliques à l’époque et d’un grand besoin de contact physique avec moi, je me suis intéressée au maternage. Pour définir très rapidement ce terme, je citerai le site Wikipedia qui, s’il est critiquable, a le mérite de résumer les grands traits du maternage.

« Le terme « maternage » est utilisé en France depuis les années 1990 pour qualifier des pratiques de soin au bébé et au jeune enfant basées sur les besoins perçus de l’enfant : allaitement, portage par des porte-bébé divers, sommeil partagé ou co-dodo (…). Probablement ces pratiques ont-elles toujours existé, mais elles se sont développées explicitement aux États-Unis dans les années 1960 avec les travaux sur l’attachement parenting de John Bowlby. (…) En France, la légitimation et la médiatisation de ces pratiques de « parentage proximal » ou « parentage de proximité » est venue de livres publiés par la pédiatre Edwige Antier et par Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau. Des forums, des blogs, des associations (La Leche League), des maisons d’édition (Jouvence, La Plage, éditions l’Instant Présent, Chroniques sociales, etc.), des magazines (L’enfant et la vie, Grandir autrement, Peps) ont contribué à populariser ces thèmes dans les années 2000.(…) Les personnes pratiquant le maternage y incluent souvent aussi le respect des besoins de l’enfant lorsqu’il grandit, dans la lignée d’Isabelle Filliozat ou des auteurs déjà cités, français ou anglosaxons. Certains parents s’engagent dans une réflexion pour l’éducation non-violente, sans cris, tapes ou humiliations. Les études et les associations qui s’opposent aux châtiments corporels se sont multipliées dans les années 2000, à la suite des travaux d’Olivier Maurel, d’Alice Miller, de Jan Hunt. Certains évoquent aussi la communication non violente, en se basant sur les travaux de Thomas Gordon, Marshall Rosenberg, Faber et Mazlich etc. »

En tant qu’institutrice, je m’étais déjà penché sur les travaux concernant la communication non-violente et sur les apports des pédagogies respectueuses des besoins de l’enfant (notamment celle de Maria Montessori) mais j’ignorais tout du portage, de l’alimentation du nouveau-né et de sa réassurance lors des moments d’angoisses. Bref, j’étais une novice mais une novice volontaire et entêtée si bien que je me suis plongée dans les livres de ces auteurs. Parmi ceux que j’ai lus, Au coeur des émotions de l’enfant d’Isabelle Filliozat et L’album tendresse de la nouvelle maman de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau m’ont beaucoup touché à l’époque et je les recommande grandement aux jeunes femmes qui viennent d’accoucher. De plus, je me suis inscrite sur de nombreux groupes de mamans, notamment via Facebook, afin d’échanger sur ces questions. Grâce à ce nouveau support, j’ai trouvé des réponses concrètes à mes demandes concernant la manière la plus adaptée de répondre aux besoins de notre fille. Surtout, ce partage d’informations a donné lieu a de belles rencontres « dans la vraie vie » lesquelles m’ont confirmé le bien-fondé du partage, même sur un support aussi controversé qu’un réseau social, de nos propres expériences individuelles de mamans. Malgré ma solitude relative des débuts, j’ai progressivement nouer des liens avec des gens qui partageaient les mêmes centre d’intérêts que moi et j’ai élargi mes conceptions à de nouveaux sujets tels que l’alimentation saine, par exemple.

Voilà, j’aurais voulu citer d’autres auteurs mais ce ne serait plus un article à lire entre deux sollicitations des loulous si je le faisais. A bientôt !

Quels livres proposés aux tout-petits ?

Pour répondre à cette grande question que beaucoup de parents se posent à la naissance de leur premier petit bout, je ne vous ferai pas un cours rigide et bien transmissif qui vous assommera de références et videra votre porte-monnaie. Non, l’idée est plutôt de vous faire partager la démarche que nous avons adopter avec mini-nous et de lire vos témoignages pour s’en enrichir mutuellement.

Dans un premier temps, il faut savoir que j’étais déjà « accro » aux livres et plus particulièrement aux livres jeunesse avant même la naissance de notre mini-tornade préférée. Ayant suivie des études littéraires (Hypokhâgne et Khâgne puis un Master d’Histoire de l’écrit et de l’image en partenariat avec l’ENSSIB) et étant finalement devenue enseignante soit en maternelle soit en primaire, je manipule des livres de jeunesse au quotidien et essaye de suivre l’actualité des publications. Ainsi, j’ai les chouchous comme M. Morpurgo, M.-C. Murat ou encore l’auteur de Tobie Lolness pour les plus grands, mais j’ai aussi beaucoup tâtonné pour ma petite car, en ce qui concerne les moins de 3 ans, j’étais complètement novice à la naissance de ma fille.

bébé_lecteurPendant ses premiers mois de vie, nous avons  voulu qu’elle s’approprie l’objet livre. Nous lui avons donc proposer régulièrement de regarder/toucher/secouer/mordiller des livres à toucher en tissu ou en carton. Elle avait aussi des livres hochets et des livres marionnettes dans lesquelles on insérait un doigt pour faire bouger un petit personnage… Parallèlement, nous lui lisions ces ouvrages en commentant les images avec des expressions et des intonations exagérées pour que cela l’intéresse. Autour de ces 9 mois/1 an, comme sa capacité d’attention avait augmenté, nous avons commencé à l’emmener à la bibliothèque de notre ville pour qu’elle voit des livres « en bac » et prenne de bonnes habitude de lecture (le livre sur les genoux, ne plus les manger et ne pas courir partout dans la bibliothèque, ne pas les reposer n’importe où).

Avec elle, nous choisissions des livres pour la semaine et, tous les soirs, nous nous sommes mis à lire des histoires (aujourd’hui encore cela demeure notre rituel du coucher préféré). Parmi les grands classiques jusqu’à aujourd’hui, je retiendrai, par ordre croissant de difficulté, les titres suivants :
Beaucoup de beaux bébés de David Ellwand (http://www.decitre.fr/livres/beaucoup-de-beaux-bebes-9782211094498.html). Il s’agit d’un imagier en noir et blanc des bébés qui joue sur le contraste tout nu/habillé et qui, tout en étant simple, contient beaucoup de détails à regarder.
Lou et Mouf : l’heure du bain de Jeann Ashbé (http://www.decitre.fr/livres/lou-et-mouf-l-heure-du-bain-9782211070584.html). Je connaissais déjà l’auteur pour avoir travaillé avec mes TPS-PS sur Et dedans il y a lors de ma grossesse mais toute la collection « Lou est Mouf », qui met en scène un bébé et son doudou, est superbe.
Petit poisson devient grand (http://www.decitre.fr/livres/petit-poisson-blanc-devient-grand-9782871428084.html). Là encore, je me suis inspiré de mon expérience de maîtresse car j’avais remarqué que les plus petits aiment beaucoup les illustrations contrastées et en à plat. En plus, il s’agit là-encore d’une collection donc, on a pu suivre les aventures de petit poisson pendant un certain temps à la maison.
Bonne nuit, petit monstre vert aux Ed Emberley (http://www.decitre.fr/livres/bonne-nuit-petit-monstre-vert-9782877677820.html). Sur le thème du coucher et moins effrayant que la version pour les plus grands.
1, 2, 3 Qui est là ? de Sabine De Greef (http://www.decitre.fr/livres/1-2-3-qui-est-la-9782211071420.html). Plus compliqué que les précédent, ce livre joue sur la répétition de la phrase « 1 2 3 qui est là ? » et l’enfant est donc embarqué dans une vraie partie de cache cache au fil des pages.
Je t’aimerai toujours, quoiqu’il arrive … de Debi Gliori (http://www.decitre.fr/livres/je-t-aimerai-toujours-quoi-qu-il-arrive-9782013942355.html) qui traite, comme son titre l’indique, de l’amour inconditionnel enfant/parent via une maman renard et son petit.
Câlinoux de Loups – Chansons douces pour tout-petits de Marlène Jobert, Christine Thouzeau et Jean-François Leroux (http://www.decitre.fr/livres/calinoux-de-loups-9782723490931.html). Accompagné d’un cd audio, ce livre au format carré et aux jolies illustrations contient de petites comptines qui changent des grands classiques. On aime beaucoup même si, après une bonne centaine d’écoute, on la remplacée par les Touts petits loups du jazz.
-pour finir, l’incontournable Grosse colère de Mireille d’Allancé (http://www.decitre.fr/livres/grosse-colere-9782211061773.html) qui est super pour discuter des crises de frustration de l’âge des 2 ans.

Et vous, quels sont les livres préférés de vos petits loups ?
Pleins de bisous et bonne lecture

Regarder son enfant, c’est se rendre compte du temps qui passe et des mille-et-une petites choses qui évoluent avec lui.

enfant qui grandit

En cette fin d’année 2013, j’ai envie de vous proposer un petit bilan sur l’évolution de notre quotidien de jeune famille. En effet, notre petite étoile de 2 ans et demi a franchi plusieurs étapes importantes ces derniers mois et nous avec elle. De grand bébé, elle est ainsi passée au statut de petite fille. Physiquement déjà, ses belles anglaises qui m’ont tant fait rêver se sont raréfiées et son visage a perdu son caractère poupon. Elle a bien sûr conservé son tempérament de grande curieuse et, maintenant qu’elle maîtrise complètement la marche, elle s’attaque à plus grand en tentant d’escalader, parmi d’autres, les arbres de notre résidence ou les nouveaux meubles du salon . Si son intrépidité motrice s’est fortifiée, elle est en revanche devenue un peu timide avec les étrangers. Pour être tout à fait exacte, cela ne dure que cinq minutes pendant lesquelles elle vient se réfugier dans nos jambes. De la même manière, cette grande bavarde ne lance plus des « bonjour, comment ça va ? » à toutes les personnes que nous croisons et elle se fait même prier maintenant pour répondre à un « au-revoir » ce que nous n’aurions pas cru il y a quelques mois… Dernier changement, et de taille, mademoiselle va bientôt passer de son lit à barreaux à un lit de grande si bien qu’il ne reste plus que ses couches maintenant comme caractéristiques d’appartenance au monde des bébés (le passage à la propreté étant plus ou moins en cours, nous lui laissons le gérer à son rythme de peur d’en faire trop et trop vite).

Cependant, il convient de nuancer ce tableau des évolutions car, en gagnant en autonomie, Solène a aussi appris à s’affirmer. Comment ? Regarder sur internet à quoi correspond l’expression anglaise du « terrible two » et vous aurez une petite idée de ce que nous traversons aussi avec elle. Du haut de ses mois, mini-nous veut faire « moi toute seule ». Ainsi pleure-t-elle quand je lui interdis d’utiliser les couteaux « des adultes » et qu’elle voit bien que son tartineur n’est pas efficace pour tailler des rondelles de carottes ou encore quand je la débarbouille après qu’elle même ai essayé de le faire … Les sorties dans la rue sont de la même façon devenues souvent des sources de conflits car, si notre petite bolide voudrait bien courir librement à sa guise, nous insistons toujours en parents tyranniques que nous sommes pour qu’elle nous donne la main d’où de nombreux sitting d’opposition de sa part (en vérité, elle ne s’assoit pas mais elle se couche par terre ce qui revient au même). Une fois la crise passée, et quelques centaines de mètres parcourus, il y a encore quelques divergences d’opinion sur la destination première (les jeux ou la boulangerie) ou encore sur la meilleur façon de se reposer (en faisant une pause selon maman et en étant porté à bout de bras selon Solène) mais on finit heureusement par toujours trouver une solution.

Voilà tout ce que je voulais partager avec vous en cette fin d’année 2013. A bientôt et, si cela vous plaît, n’hésitez pas à partager 😉

Le défi de notre été : voyager à l’étranger avec bébé

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De retour de notre petit périple au Portugal, voici un petit billet visant à vous faire partager notre expérience de voyage à l’étranger avec un enfant de moins de deux ans.

L’avion, tout d’abord : si la plupart des compagnies aériennes ne font pas payer de billet aux bébés, il faut toutefois préciser que c’est souvent à condition qu’ils voyagent sur les genoux de leurs parents. Et là, le confort dépend fortement de la compagnie que vous avez choisie … En effet, si vous avez les moyens de voler avec Air France ou, encore mieux, en première classe, vous aurez sans doute autant de place que sur la photo ci-dessus. En revanche, si les jeunes parents fauchés que vous êtes voyagent comme nous avec une compagnie low cost, attendez-vous à être un peu « coincé » pendant le vol; pour vous donner une idée, lorsque mini-nous était sur mes genoux, il était impossible d’abaisser la tablette… Du coup, pour lui permettre de se défouler, nous l’avons laisser arpenter l’allée-centrale pendant le vol et, pour le décollage et l’atterrissage où il fallait rester attaché, nous avions emportés plusieurs volumes de l’imagier des bébés. Concernant le repas enfin, sachez que les biberons et petits pots ne sont pas concernés par l’interdiction de transporter des liquides en cabine. Vous pouvez donc vous organiser comme pour n’importe quelle sortie.

Qu’emporter pour bébé ? Cette année, il était hors de question de déménager l’ensemble de notre maison d’autant plus que, sur notre compagnie à bas prix,tout bagage en soute était payant. Toutefois, et c’est un vrai plus à signaler, nous pouvions emporter gratuitement deux équipements pour bébé. Personnellement, comme nous avions demandé à la résidence où nous allions de nous prévoir un lit parapluie, nous avons pu emporter notre propre poussette canne. Verdict, aucune casse et la possibilité de la déposer seulement au pied de l’avion ce qui est très pratique quand on connaît la longueur des couloirs des aéroports… En plus de la poussette, nous avions pris le manduca et le sling (voir l’article sur les porte-bébés) dont nous avons fait un usage intensif sur place pour le plus grand bonheur de mini-nous qui les réclame maintenant quand elle est fatiguée de marcher (elle appelle cela le kangourou 😉 ) . Concernant le siège-auto, nous l’avions loué avec la voiture et, pour surélever bébé pendant les repas, nous avions un réhausseur gonflable qui nous a aussi bien aidé, notamment lors des sorties au restaurant.

Le logement sur place : dans un souci de confort et d’économies toujours, nous avions loué un appartement dans une résidence hôtelière. Grâce à son petit balcon et à sa petite cuisine intégrée, nous avons pu ne pas trop dépenser pour nos repas et, surtout, aménager nos journées à notre rythme. Ainsi, nous partions généralement en excursion de 9H à 13H puis de 16H30 à 19H30 ce qui permettait de respecter le temps de sieste de Mademoiselle. Bien sûr, nous avons aussi fait des visites sur une journée entière comme pour le vignoble du Douro dans lequel sont élevées les vignes qui produisent le Porto. Dans ce dernier cas, mini-nous a pu dormir dans le porte-bébé, bercée par les pas de sa maman.

Pour finir, sachez que nous avons aussi pu apprécier la grande gentillesse des Portugais. En effet, nombre de restauratrices nous ont proposé, parfois gratuitement, des petits plats bien équilibrés pour notre fille. Cette dernière a ainsi pu se régaler de toutes les spécialités locales et, au retour, son petit ventre tout rond en témoignait. Dans les transports en commun, les passagers lui proposaient quasi-systématiquement une place assise ce qui était aussi très appréciable. Nous avons donc beaucoup apprécier notre voyage et nous nous sommes promis de revenir au Portugal mais au Sud cette fois. Un prochain article en perspective dans un an du coup…

Bébé part en vadrouille, épisode 1

Chers lecteurs,

après quelques semaines de pause pour cause pêle-mêle de recrutement de nounou, de surveillance intensive de minipuce depuis qu’elle se déplace à quatre pattes et de vacances en famille, j’ai envie de vous parler des départs en voyage avec bébé. En effet, en tant qu’apprentis-parents, mon chéri et moi avons appris beaucoup de cet été et je souhaiterai vous les faire partager :

1) Un bébé ne voyage pas léger (on s’en doutait me direz-vous mais là, nous en avons eu la preuve flagrante quand nous avons du caser l’ensemble de nos bagages dans le coffre de la 206. Hormis le lit parapluie et la poussette qui prenne déjà beaucoup de place, il faut penser au sac pour le repas (la malette de transport du babycook est top d’ailleurs pour celles qui l’utilise) mais aussi à l’anneau de bain, aux vêtements, aux produits cosmétiques divers et variés, aux joujoux etc. Si bien qu’au final, nous avons du faire rentrer nos propres effets à tous les deux dans une petite valise cabine si nous voulions nous glisser dans le véhicule sans avoir à trop nous contorsionner.

2) Un bébé ne dort pas beaucoup plus que d’habitude en voiture donc, pour éviter un départ trop stressé, mieux vaut le prévoir pour l’heure de sa sieste. Ainsi, il dormira pendant le début de la route, ce qui vous permettra de souffler un peu après le chargement des valises du point numéro 1.
3) Un bébé peut très vite devenir anxieux en vous voyant faire des tas d’allers retours de votre appartement à la voiture. Ici, lors des préparatifs pour l’aller, minipuce  semblait avoir peur que nous partions sans elle donc, pour les retours, nous avons opté pour la solution de charger la voiture pendant qu’elle dormait. Ce fut en plus beaucoup plus efficace car elle ne zigzaguait pas dans nos jambes du coup.
4) Un bébé a besoin de faire des pauses souvent : au moins toutes les deux heures voir plus en cas de canicule. En outre, pour ceux qui ont le modèle qui ne tiens pas en place comme la nôtre, il faut prévoir une grande couverture pour qu’elle puisse se dérouiller les jambes sans marcher dans les diverses déjections canines qui ornent le moindre carré d’herbe dans les aires d’autoroute. A l’occasion de cet arrêt, bébé a aussi besoin d’être changé : mieux vaut choisir une aire de grande taille pour être sûr qu’ils auront une table à langer sinon, c’est système D obligatoire. Il aura aussi envie de boire, de grignoter, d’observer les autres vacanciers … donc prévoyez au minimum 20 minutes par pause si ce n’est 30 en cas de repas (d’où, pour un trajet de 10 heures comme le nôtre cette année, 2H30 de pauses en plus…).

5) Prévoyez un maximum « d’animations » pour occuper le bébé lorsqu’il sera réveillé. En vrac, nous avons testé les comptines (mention spéciale pour « y a qu’un cheveu sur la tête à Matthieu » que nous connaissons par coeur maintenant), les onomatopées, les grelots à agiter, les gâteaux à grignoter et divers jouets que nous ne déballions qu’un par un à la fin de chaque pause pour que bébé puisse ensuite l’explorer sous toutes les coutures jusqu’à l’arrêt suivant.

Voilà, celles qui se demandaient comment se passait un voyage avec un bébé sont maintenant prévenues. Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit et attends avec impatience de lire vos réactions.

Bébé a maintenant 6 mois, et c’est bien mieux pour nous !

Et oui, le temps passe… et il file même deux fois plus vite maintenant que notre princesse toute mignonne mais à forte tendance esclavagiste partage notre quotidien ! Il y a deux semaines (déjà), nous avons fêté ces six mois et ce fut l’occasion pour nous, jeunes parents, de dresser le bilan de notre nouvelle vie à 3. Par rapport aux premiers mois qui ont suivis la naissance, nous avons constaté une indéniable évolution que je résumerais en ces quelques mots : notre statut de parents est beaucoup plus facile à vivre aujourd’hui. Primo, nous avons pris confiance en nous, et ce d’autant plus facilement que notre bébé n’est plus cet être fragile des premiers mois qu’il fallait manipuler avec précaution et qui se réveillait plusieurs fois par nuit pour réclamer à manger ou à être bercé. Deuxio, notre bébé a évolué lui aussi : les nombreux pleurs sans raison apparente qui emplissaient la maison pendant des heures et des heures ont peu à peu disparus (« ce sont les coliques ma petite dame et c’est très dur à vivre pour les parents », me disait-on, mais cela n’aide pas un couple de parents épuisés à prendre du recul : mieux vaut lui proposer de garder l’enfant quelques heures pour qu’ils puissent aller se ressourcer). Plus sereins, nous avons pu être davantage attentifs à ses demandes et nous avons appris peu à peu à le connaître afin de répondre au mieux à ses besoins, qu’ils soient bassement terre à terre (« j’ai faim ») ou plus complexes (« j’ai envie de dormir maman mais je veux encore jouer »). Enfin, et c’est sans doute l’évolution la plus importante que tout parent attend avec impatience, notre bébé s’est mis à faire ses nuits ! De 21h à 6h dans un premier temps (en janvier), puis de 20H à 7h et de 19H30 à 7H actuellement. Je l’avoue bien volontiers, ce dernier point a tout changé pour nous car, n’étant plus sur les rotules pendant la journée, nous avons pu prendre davantage de temps pour jouer et donc passer des moments plus agréables. En outre, cela correspondait à un stade de développement pendant lequel l’enfant est aussi à la recherche d’interactions avec ses proches donc, des deux côtés, les échanges se sont vite avérés très riches. Enfin, et c’est le dernier point sur lequel je terminerai cet article, nous avons recommencé à sortir, que ce soit moi seule avec le bébé pendant la semaine, ou tous les trois le week-end. Avec un nouveau-né qui pleurait beaucoup,  j’avais tendance à m’isoler car toute activité me paraissait compliquée et ce quand bien même les gens chez qui je devais aller étaient très compréhensifs (je pense à la sage femme pour la rééducation par exemple : certes, le bébé qui pleurait ne la dérangeait pas mais, pour moi, difficile de travailler correctement sachant que je ne pourrai pas aller le consoler tout de suite). Maintenant, et ayant par ailleurs fait l’acquisition d’une voiture, je me déplace énormément avec ma princesse et si elle pleure, ce n’est pas grave : soit la cause est évidente (faim, peur, fatigue ou couche sale) et j’y remédie au plus vite, soit elle l’est moins et je relativise au maximum sa colère pour l’aider à passer à autre chose (j’ose prétendre être devenue une experte en ruse de sioux pour détourner son attention). Voilà, maintenant, je peux donc enfin l’écrire : être parent, c’est aussi beaucoup de bonheur pour un jeune couple !!!