Encourager ses élèves en classe de CP

           Un mois après ma reprise dans ma classe de CP, je me suis dit que cela pourrait être sympathique de vous faire partager quelques uns de mes affichages. Je sais que trop d’affichage tue l’affichage mais je suis aussi convaincue du bien fondé d’avoir des affiches attrayantes et motivantes dans la classe.

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Celle-ci orne mon tableau depuis le mois de septembre et est issue du très riche blog de monsieur Mathieu accessible ici. Elle me permet de féliciter trois élèves devant toute la classe pour leurs efforts dans tel ou tel domaines sachant que tous vont bien sûrs être félicités un jour. C’est un outil qui leur parle beaucoup en début d’année et que je couple avec des bons de félicitations exceptionnels que je distribue à peu près tous les 15 jours à tous pour les coller dans les cahiers de liaison et les montrer aux parents.

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         Celui-ci est au-dessus de mon bureau pour dédramatiser l’erreur quand je dois sortir mon tampon « courage continue » ou « attention au soin » (ils ne sont pas très agressifs non plus comme vous pouvez le remarquer). Je parle beaucoup de l’erreur en début d’année pour qu’ils entendent que je préfère voir leurs réponses même erronées plutôt que celle du copain d’à côté qu’ils auraient recopié sans comprendre. Nous sommes en janvier et je crois qu’ils ont bien compris l’idée car ils n’essayent plus de « tricher » lorsqu’on corrige en collectif les exercices du fichier de maths par exemple.

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        Et une dernière qu’ils adorent, notamment lorsque je sévis au bout de la énième fois où untel m’a coupé la parole sans lever le doigt ou n ‘a fait que se promener dans la classe au lieu de sortir son matériel, celle de « Monsieur Muscle ». Ils l’ont vraiment associé aux difficultés de comportement cette année mais elles peut très bien être utilisées pour les difficultés d’apprentissage aussi. Voilà, vous en savez un peu plus sur ma classe de CP cette année. A bientôt !

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Quand je vais dans ma classe, j’aime bien j’aime bien …

              Les instits auront reconnu dans ce titre celui d’une comptine largement répandue dans les classes de maternelle mais elle pourrait parfaitement s’adapter à ma classe de CP. Dans ma classe, ou plutôt dans notre classe puisqu’elle appartient autant aux élèves qu’à moi, il y a ce qu’on appelle commodément des « coins », c’est-à-dire des espaces qui ont une fonction spécifique.En voici quelques uns :

coin regroupement             Le premier qui est plutôt rare en élémentaire est dédié au regroupement : les élèves ne s’assoient pas (encore ? ) par terre autour d’une ellipse mais ils s’y retrouvent régulièrement pour compter le nombre de jours d’écoles, pour lire un album ou un documentaire ou bien pour participer aux conseils d’enfants hebdomadaires. Une fois par semaine, ou deux s’il s’est produit un évènement à traiter plus tôt, les élèves ont ainsi un temps pour discuter de l’ambiance de la classe et des projets à mener. Ils peuvent féliciter un camarade, critiquer un comportement inadapté et proposer individuellement ou collectivement des solutions pour améliorer la situation. C’est aussi l’occasion de lancer de nouvelles idées de projets comme celui concernant l’aménagement de notre coin nature.

coin sciences

       Comme vous pouvez le voir, il est bien rempli en ce moment. Il y a des puzzles de botanique et de zoologie car nous avons des poules dans l’école ainsi qu’un jardin. Il y a des poissons combattants dans des aquariums suite à la demande des élèves qui en ont eux-mêmes financé l’achat en vendant des crêpes fabriquées avec les oeufs de nos poules à la sortie de l’école. Il y a des lentilles et des noyaux d’avocat en train de germer, une plante « adulte » dont il faut prendre soin et des plantations dans les petits pots en tourbe de pois de senteur que nous observons régulièrement. Je dois avouer que c’est la première année que je donne une telle place aux sciences naturelles dans ma classe et c’est formidablement intéressant à dire vrai.

       Un autre coin est celui des ateliers autonomes. Pour le moment, je bricole un peu avec les moyens du bord pour proposer des activités adapté aux différents niveaux à la fois en lecture, en numération, en géométrie et en motricité fine mais le fonctionnement se rode peu à peu et j’ai dans l’espoir d’investir dans des meubles plus adaptés l’an prochain. C’est un espace très important car les élèves s’en sont saisis petit à petit et ils me réclament très souvent maintenant d’aller prendre un atelier pour s’entraîner seuls (il faut dire aussi qu’ils connaissaient déjà le fonctionnement des ateliers Montessori en maternelle sur des temps prédéfinis par contre alors que les miens sont libres à partir du moment où j’ai déclaré qu’ils avaient assez de temps pour faire une activité en autonomie).

meubles maths

atelier

                  J’ai aussi bien sûr  un système d’emploi du temps visuel, un baromètre sonore, un tableau des responsabilités et un affichage des sons. Cela est plus traditionnel mais je vous mets tout de même des photos pour visualiser la chose. Ils sont sans doute perfectibles mais ils sont utiles autant pour moi que pour eux pour le moment donc on les garde jusqu’à la prochaine idée lumineuse des enfants ou de moi-même. Beaucoup d’images viennent de blogs de collègues que je ne remercierai jamais assez de partager ainsi leur travail.

affichage tableau

métiers

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Voilà, vous savez presque tout sur notre classe maintenant. La prochaine fois, je vous parlerai de notre jardin et de nos poulettes du coup. A bientôt chers lecteurs et n’hésitez pas à faire connaître le blog ou la page FB à vos contacts histoire de montrer que dans les écoles de quartier aussi les choses bougent pour le bénéfice des enfants !

 

 

La rentrée des classes … vue du côté d’une maîtresse !

dessin-Jack-Koch-rentrée-enseignants-2014-648x458Cartable au dos ou sacoche à la main, élèves et enseignants ont repris le chemin de l’école depuis près d’un mois maintenant. Toi qui es parent, tu as peut-être appréhendé la rentrée de ton enfant, notamment si c’était sa toute première ou son passage à la « grande école » ! Un moment émouvant qui marque un cap important dans la vie de nos petits, mais aussi dans la vie de parent. Modestement, voici un petit aperçu « côté coulisse » de cette période particulièrement sensible.

Pour une institutrice, la rentrée se prépare en fait bien avant le mois de septembre. Dès le mois de mai, qu’on soit déjà en poste là où l’on va exercer ou on, il est vivement conseillé d’effectuer ses commandes de matériel si on veut le recevoir avant le jour fatidique de la rentrée. Et croyez-moi, pour avoir vécu plusieurs fois la première quinzaine sans crayons ni manuels, ce n’est pas un luxe que de vouloir démarrer l’année avec tous ses cahiers … En juin, les principales modifications concernant les futures listes de classes sont effectuées mais, avant que d’imprimer les nouvelles listes, les étiquettes prénoms etc. encore faut-il terminer d’assurer l’année en cours ce qui, généralement, nous prend tout notre temps. Il faut ensuite compter, selon les personnes, une à deux semaines pour ranger le bazar les affaires de l’année écoulée puis un petit break pour récupérer.

Dans l’idéal, on profite ensuite des vacances pour établir un programme général de l’année ou, à défaut, au mois des deux premières périodes. J’écris volontairement dans l’idéal car, pour tous les enseignants nommés en été, c’est-à-dire après la fermeture des écoles ou en septembre, un tel travail est impossible faut de connaître le niveau dans lequel ils vont exercer. Cette année, pour la première fois depuis 7 ans, je savais que j’allais avoir un CP et j’ai donc pu anticiper ma rentrée en épluchant les programmes et en visitant les sites de collègues plus expérimentés. Bien sûr, une semaine avant le jour J, j’étais comme la plupart de mes collègues nouvellement nommés dans mon école en train de disposer les tables selon mes préférences, de guetter l’arrivée des commandes (celles de mai) et de préparer mes cahiers d’écriture. Tout cela à titre bénévole bien sûr car, officiellement, la rentrée des enseignants était la veille du jour j. Cette journée de pré-rentrée correspond en fait à une matinée de réunion avec l’ensemble des collègues, le directeur et les services médicaux-sociaux de l’école. Synonyme de distribution d’innombrables formulaires administratifs à distribuer aux élèves pour la rentrée, elle a également coïncider cette année avec la nomination d’une nouvelle ministre de l’Education Nationale ce qui n’a pas non plus manquer d’alimenter les conversations dans les écoles…

Le soir, la tête saturée d’informations et la trame de ma première semaine sous le bras, je prépare ma tenue de « super maîtresse » pour le lendemain en me répétant que tout va bien se passer (et oui, les maîtresses aussi stressent un petit peu avant de rencontrer leurs nouveaux élèves 😉 ). Après une nuit généralement agitée, je me rends de bonne heure dans mon école afin de peaufiner les dernières activités et, un quart avant la sonnerie fatidique, je me prépare mentalement à faire le grand saut.

Cette année, comme les cp ne connaissaient pas encore leur nouvelle école, je les accueillis avec leurs parents à la porte de la classe et les ai laissés s’installer là où ils le voulaient. Une fois qu’ils sont tous arrivés, et après avoir rassurés les parents souvent plus inquiets que leurs enfants, j’ai attendu le silence pour me présenter (traditionnellement, j’écris mon nom au tableau car cela me rappelle les enseignants de ma propre enfance)avant de leur demander de faire de même sous la forme d’un dessin. Il n’y a plus de stress, tout roule :« Que le spectacle commence ! »

16h30 , la journée est déjà finie ! Ouf ! Je suis contente et les élèves aussi. Finalement, ce n’était pas la peine de stresser comme ça ! J’ai beau me dire cela tous les ans, en septembre c’est toujours la même chose.