« Un gruffalo ? C’est quoi un gruffalo ? »

  Comment ? Vous ne connaissez pas cet être imposant doté de « crocs impressionnants, de griffes acérées et de dents plus coupantes que celles d’un requin »  ? Il est pourtant l’un des héros enfantins les plus connus outre-manche et outre-atlantique et, depuis la sortie en France d’un dvd le 1er mars 2012, il pourrait bien connaître le même succès dans notre pays… De quoi s’agit-il ? Au départ, tout commence avec un petit album pour enfants écrit par Julia Donaldson et illustré par Axel Scheffier qui fonctionne sur le modèle du un conte en randonnée. Je m’explique pour les non-enseignants : une petite souris se promène « dans un bois très sombre ». A chaque nouvelle page, elle rencontre un animal qui la trouve « bien appétissante » et qui veut l’inviter à souper dans sa demeure en pensant pouvoir tranquillement la dévorer comme tout prédateur qui se respecte. Mais la petite souris est maline et, à chaque fois, elle répond qu’elle est justement en train d’attendre son ami le gruffalo, un être que l’on croit au départ inventé de toutes pièces tant ses attributs paraissent de plus en plus effrayant. Effrayés, les différents prédateurs préfèrent fuir et le conte se poursuit jusqu’à …la rencontre entre la souris et le gruffalo !!! Que se passe-t-il alors ? Volontairement, je ne répondrait pas à cette question pour que vous alliez voir par vous-même l’ouvrage en question ou, si vous êtes plus branché internet, pour que vous alliez visionner des extraits du dvd gratuitement sur Youtube. En tant qu’institutrice, j’ai découvert ce livre par hasard car il figure sur les listes de lectures recommandées par l’Éducation Nationale pour les enfants de cycle 2 (5 à 7 ans), mais j’ai très vite été enthousiasmée à la fois par son accessibilité pour les enfants et par la variété des exploitations possibles. Deux exemples parmi d’autres m’ont bien plu : en grande section, j’ai vu un collègue proposer aux élèves d’inventer un conte sur le même modèle ; en CE1, un autre instituteur utilisait le dvd lors des séances d’Anglais et, au bout de deux ou trois séances, il demandait aux enfants de rejouer l’histoire en réutilisant les dialogues originaux. Le résultat était impressionnant mais pas étonnant si on considère l’importance des capacités de mémorisation d’un texte oral à cet âge. Bref, je vous conseille et le livre et le dvd (qui peut être vu dans les deux langues d’ailleurs) ainsi que la suite de l’album intitulée Petit Gruffalo. Bonne lecture …

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Tom Slaughter, un artiste qui met son talents au service des plus jeunes.

Mon précédent article étant consacré à un auteur pour enfants de 7 à 77 ans, je m’intéresserai aujourd’hui non pas à un écrivain mais à un artiste polyvalent du nom de Tom Slaughter. Cet américain, véritable touche-à-tout, est surtout connu en France pour ses illustrations de livres jeunesse réalisées en papiers découpés puis collées sur des fonds de couleurs vives. Je m’explique : en utilisant des formes simples et très contrastés, Tom Slaughter capte l’attention des plus petits (entre 2 et 4 ans) et les invite à entrer dans les apprentissages premiers à travers des notions fondamentales telles que les quantités, les nombres, les tailles ou encore les contraires. Personnellement, pour avoir travaillé avec ces ouvrages en classe de petite section, je peux vous dire qu’ils étaient très apprécié par mes élèves qui allaient très souvent les consulter lorsqu’ils avaient terminé leur travail en avance. A partir de ces livres, nous avons aussi dénombrer tous ensemble (c’est-à-dire compter, en langage scolaire), comparer et décrit une multitude d’objets ce qui a contribué, entre autres activités, à faire progresser la maîtrise du langage de ces enfants. Enfin, et ce fut véritablement mon coup de coeur de l’an dernier, Tom Slaughter a également illustré un abécédaire trilingue qui permet de découvrir au fil des pages les premiers mots en français, anglais et espagnol (les termes choisis sont volontairement très proches et parfois même identiques, d’où une mémorisation aisée même à cet âge). Vous pouvez donc sans crainte acheter les albums de cet artiste car, croyez-moi, ils raviront l’oeil et l’esprit des petits et des grands. A bientôt !

Portrait de mon auteur de littérature jeunesse préféré : Michaël Morpurgo.

   Comment prétendre consacrer une partie de ce blog à la littérature pour la jeunesse sans aborder Michaël Morpurgo, écrivain britannique né en 1943 et dont l’un des romans, à savoir Cheval de guerre, vient d’être adapté au cinéma par Steven Spielberg (rien de moins !). Personnellement, bien que n’ayant jamais eu l’occasion de le rencontrer « en vrai », j’ai eu un véritable coup de cœur pour cet auteur en 2007, lorsque je préparais le concours d’institutrice. En effet, nous devions alors présenter au jury une œuvre que nous aimerions étudier en classe avec nos futurs élèves ainsi que des pistes d’exploitations possibles, et ce dans différents niveaux de classe. A l’époque, j’avais choisi un tout petit roman, intitulé Le naufrage du Zanzibar lequel, derrière une apparente accessibilité, recelait de nombreuses utilisations possibles notamment au cycle 3. Je vous épargnerai ici l’analyse complète de l’œuvre (bien que je la tienne à disposition pour toute personne intéressée) ainsi que la critique de l’adaptation de Cheval de guerre au cinéma, mais, s’il ne fallait dire vous qu’une chose dans ce billet, c’est de courir emprunter/acheter/ louer les romans de M. Morpurgo et de les lire afin de vous faire vous-mêmes votre propre idée. Pour vous donner encore un peu plus envie, je ne résiste pas à la tentation de vous mettre le lien vers le site personnel de l’écrivain qui, même s’il est en anglais, contient de nombreuses ressources intéressantes notamment pour les enseignants. Bonne lecture à tous !