Devenir moins dépendants des produits ménagers chimiques pour entretenir sa maison

1505300_10152020350101225_1336553940_nProtectrice et intime, la maison doit être le lieu le plus sécurisant et le plus sûr pour la famille qu’elle abrite. En effet, personne de censé n’accepterait de s’empoisonner au quotidien en respirant ou en manipulant des poisons dangereux pour sa propre santé ou celle de ceux qu’il aime. Pendant ma grossesse, comme beaucoup de mamans qui veulent le meilleur pour leur bébé, je me suis penchée sur les composants chimiques souvent présents dans nos intérieurs et j’ai pris conscience de la dangerosité de certains d’entre eux pour notre santé. Bien sûr, il n’est pas question ici d’un article moralisateur sur le thème « les matériaux modernes sont souvent dangereux pour les plus fragiles » ou encore « avant, c’était bien mieux ». Comme tout le monde, je trouve que laver son linge en machine ou au lave-vaisselle est une formidable avancée en terme de temps libéré pour les femmes ou de consommation régulée d’eau. Mais cela ne m’empêche pas non plus, à mon petit niveau, de faire attention pour laver moins chaud ou avec moins de produits toxiques pour l’environnement. Dans cet article, je vous livre ainsi et sans aucune prétention cinq de mes recettes phares que j’utilise au quotidien pour prendre soin de notre intérieur.

  1. Le nettoyant détartrant multi-surfaces : dans un saladier, mélangez un litre d’eau chaude, 15gr de vinaigre blanc, 50gr de bicarbonate de soude et le jus d’un citron. Versez ensuite dans un pulvérisateur ou un bidon opaque pour une meilleure conservation puis utilisez comme n’importe quel nettoyant multi-surface pour votre cuisine, la salle de bains etc.
  2. La lessive maison : préparez sur votre plan de travail 2 litres d’eau,150 g de savon de Marseille râpé ou en paillettes le plus pur possible, 150 g de cristaux de soude (ou carbonate de soude) disponibles dans les magasins bio, 6 cuillères à soupe de bicarbonate de soude et une ou deux cuillères à café d’huiles essentielles de Tea Tree. Ensuite, faire bouillir un litre d’eau avec le savon râpé tout en mélangeant puis le laisser cuire à feu doux environ 5 à 10 minutes sans arrêter de mélanger (risque de débordement sinon. Hors du feu, quand le mélange est un peu refroidi, ajoutez les autres ingrédients les uns après les autres tout en mélangeant : les cristaux de soude dilués dans un peu d’eau, le deuxième litre d’eau froide et, quand le mélange est presque froid, le bicarbonate de soude. Mixez le tout jusqu’à ce que le mélange devienne bien lisse.Laissez refroidir complètement dans la casserole et rajoutez les huiles essentielles. Mixez à nouveau jusqu’à obtention d’une texture bien lisse et homogène. Transvasez la préparation dans un gros bidon de 3 litres afin de pouvoir secouer la préparation ultérieurement puis la laisser reposer une bonne semaine le temps que les huiles essentielles imprègnent bien le produit. C’est prêt !
  3. Le nettoyant wc de grand-mère : ceux qui suivent la page FB de l’arbreauxmots en connaissent déjà la recette 😉 Versez un demi-verre de bicarbonate de soude directement dans le fond de votre cuvette. Ajoutez-y aussitôt le vinaigre blanc.Laissez se produire l’effervescence des deux mélanges puis rajouter l’huile essentielle de Tea Tree. Laissez agir pendant au moins 30 minutes avant de frotter avec une petit brosse de WC. Tirez la chasse d’eau et voilà : vos toilettes sont normalement désinfectées et détartrées !
  4. Produit vaisselle maison: pour cette recette, j’utilise tout de même une base de 200mL de liquide vaisselle traditionnel pour lier le mélange mais, à partir de cette première quantité, je rajoute mes produits et obtient, au final, une bouteille de nettoyant d’un litre qui me durera, du coup, bien plus longtemps. Dans ma bouteille, je mélange, dans l’ordre, deux cuillères à café de bicarbonate de soude, deux cuillères à soupe de vinaigre blanc ou de jus de citron (ou les deux !). J’agite doucement puis je rajoute les 200mL de savon vaiselle biologique et je complète avec de l’eau froide jusqu’à ce que la bouteille soit remplie. C’est prêt !
  5. Le produit d’entretien pour les meubles en bois : Mélangez 5 cuillières à soupe de jus de citron (idéalement bio, en bouteille), 5 cuillère à soupe d’huile d’olive et 15 goutte d’huile essentielle au citron. Mettre dans un vaporisateur et pulvériser directement sur la surface à traiter. Frotter doucement avec un
    chiffon doux.

J’ai aussi un dossier pdf avec d’autres recettes que je peux transmettre sur simple demande. A bientôt.

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Une naissance heureuse : bien vivre sa grossesse et son accouchement.

1311268-gfVendredi dernier, Isabelle Brabant, sage-femme québecoise ayant beaucoup contribué à la reconnaissance de cette profession dans sa province, donnait une conférence à Lyon. Vous pensez bien que j’y étais et que j’en ai profité pour acheter et feuilleter son best-seller dont je vous pouvez voir ci contre la couverture de la dernière édition. Voici, en quelques lignes, ce que j’ai retenu de son intervention avec, comme toujours, mon témoignage comme illustration.

Dans la plupart de nos sociétés occidentales, l’évolution relativement rapides des techniques ainsi que la peur des risques potentiels pour le futur bébé et sa maman ont participé à l’avènement d’une médecine toute puissante lors de l’accompagnement des femmes enceintes. Ainsi, s’il n’est pas question de décrier les avantages des interventions telles que la césarienne ou encore l’utilisation de la péridurale, on peut s’interroger sur leur bien-fondé lorsque certains médecins y ont recours systématiquement ou pour des raisons dites « de confort ». Pour donner un exemple, lors de mon accouchement il y a trois ans, je suis arrivée à la maternité au tout début du travail (dilatation 2), vers 17h30, le lendemain de la date officielle de mon terme. La sage femme qui m’a accueillie, m’a dit que de toute façon j’allais revenir si elle ne me gardait pas si bien que j’ai un peu eu l’impression de la déranger du coup (mais il paraît que c’est liée à notre clinique cet accueil bizarre…). Elle m’a donc installé dans une chambre et m’a proposé de me faire la péridurale une heure après. Ensuite, comme le travail n’allait pas assez vite pour elle, elle m’a percé la poche des eaux et mis de l’ocytocine en perfusion si bien que, à 21h30, j’accouchai sans avoir pratiquement souffert mais en étant justement un peu désemparée par rapport à la rapidité de l’évènement. Je ne dis pas qu’elle a mal fait son travail attention, mais je m’étais préparé mentalement à un premier accouchement long et fatiguant, comme pour la plupart des premiers bébés. Quand l’obstétricien est arrivé pour la naissance à proprement parler, il a croisé les bras en disant qu’on se débrouillait très bien avec la nouvelle sage femme (les équipes avaient entre temps changées et la nouvelle était mieux disposé à mon égard). L’essentiel de son travail a donc consisté à me faire les points pour réduire la déchirure (plusieurs infirmières m’ont d’ailleurs vanté les jours suivant la propreté et la minutie de son travail, ce qui m’intéressait j’avoue moyennement à l’époque mais que j’apprécie avec le recul après avoir lu d’autres témoignages de maman ayant été moins chanceuses…). Bref, je n’ai pas très bien compris l’importance de son rôle alors, à part le traditionnel « je suis là en cas de problème »… Surtout, ce n’était pas mon médecin si bien que, dans cette salle, je n’avais créé de lien avec personne d’où mon sentiment de solitude quand mon mari est parti avec la puéricultrice juste après la naissance pour laver et aspirer les sécrétions du bébé.

Venons-en au point numéro deux qui m’a interpellé dans l’intervention de Mme Brabant : le rôle faible donné à la maman dans la mise au monde de son enfant au nom de la prétendu toute puissante du savoir des médecins. Selon elle, par exemple, « un bébé qui respire n’a pas besoin qu’on aspire ses sécrétions. Il a les réflexes nécessaires pour s’en débarrasser et c’est ce qu’il fera dans les heures et jours à venir…jusqu’à ce qu’il apprenne à se moucher ! Par contre, s’il semble éprouver quelques difficultés à commencer à respirer, on va s’assurer que ses voies respiratoires sont bien dégagées en aspirant (alors) les sécrétions qui pourraient les obstruer, même partiellement ». Dans ce cas, pourquoi séparer au bout de quelques minutes la jeune maman de son bébé s’il n’y a pas d’urgence vitale pour eux ? Il vaudrait peut-être mieux privilégier la création du lien avec, par exemple, une première tétée et attendre quelques dizaines de minutes pour les choses purement matérielles comme les mesures etc… Dans mon cas toujours, Solène est parti avec Emmanuel très rapidement après la naissance alors que tout allait bien a priori. Je me suis donc retrouvée seule à papoter avec l’obstétricien que je ne connaissais pas pendant qu’il me recousait. Du côté du papa qui me la raconter après, m’a fille se débattait pendant la fameuse aspiration et les premiers contrôles si bien que, lorsqu’ils sont revenus, on m’a dit qu’elle avait de la voix et du caractère (c’étaient les premières remarques d’une longues série). A ce moment là seulement, soit 30 minutes après la naissance je dirais, j’ai pu enfin la mettre au sein sur lequel elle s’est très vite endormie après cette naissance accélérée… A 23h30, on nous installait Solène et moi dans une chambre double déjà partiellement occupée (toutes les individuelles étaient prises 😦 ) et Emmanuel était prié de revenir me voir le lendemain.

Dernier point que je développerai, l’accompagnement des jeunes parents après la naissance ou l’apprentissage de la cohabitation parents-bébé. En Occident, les femmes sont très surveillées médicalement pendant leur grossesse mais, après la naissance, c’est une toute autre histoire. Les cours de préparation à l’accouchement ne forment, sauf exception, qu’au jour J, si bien que si vous êtes isolés et ignorant des us et coutumes des bébés, comme c’était notre cas, vous rentrez chez vous au bout de trois petits jours un peu démunis. Comme notre Solène pleurait beaucoup et dormait peu, et que nos familles respectives étaient loin, Emmanuel et moi avons pas mal « subi » cette première période d’adaptation. D’une part, les bénévoles de la Leche League que j’essayais en vain de contacter, l’infirmière de la PMI et une amie me disait que, si je continuais à être aussi angoissée, j’allais augmenter les pleurs de notre mini puce et que je ferais mieux de me reposer ; d’autre part, mon bébé pleurait beaucoup, mangeait très très souvent en lâchant toujours le sein en cours de tétée et dormait relativement peu la journée et je ne savais pas comment l’aider. Bref, c’était compliqué et, humainement, Emmanuel n’ayant pas pu poser tout de suite son congé paternité, je me suis retrouvée très très seule. Avec le recul, je pense que cela n’a pas aidé pour le dépassement du baby-blues. Certes, il y a un terrain fragile de ce point de vue là dans la famille mais je crois vraiment, comme Mme Brabant, qu’il faut d’abord que les parents, et surtout la maman, se sentent rassurés et écoutés pour qu’ils puisse nouer des relations saines avec leur nouveau-né. Au cours de ses 50 ans d’expérience, elle a ainsi accompagné les mamans qu’elle avait préparées bien au-delà de l’accouchement, n’hésitant pas à leur laisser son numéro de téléphone portable pour qu’elles aient, au moins, un interlocuteur formé pour répondre à leurs multiples questions.

Pour terminer, je vous copie ces quelques lignes qui  témoignent bien je pense de l’esprit de son livre : « Mon travail m’amène à être une témoin privilégiée de ce voyage et à accueillir ce petit humain, après des heures, parfois des jours de périple. Après avoir accompagné sa mère au moment où elle plonge dans ce travail immense de la mise au monde, dans l’intensité des sensations, des émotions. (…) Le bébé participe complètement à sa naissance : il n’est pas un petit passager passif qui se ferait pousser sur la grève, inerte et démuni. Il tourne (…), il est à la fois déterminé et flexible, dans la direction comme dans le mouvement. (…) Je suis encore émerveillée du travail des mères qui s’ouvrent du mieux qu’elles le peuvent pour laisser naître leur bébé. (…) Que leur courage nous inspire ! »