Survivre aux fêtes de fin d’année en famille…

… vaste sujet traité avec humour par de nombreuses blogueuses tant la question se posent quand on ne partage pas les mêmes principes éducatifs que ses proches ou plus généralement les mêmes idées. Déjà, il y a un siècle, un célèbre caricaturiste illustrait les risques de dérives de ces grandes réunions de famille alors, cette année, j’ai décidé de me lancer le défi « restons zen pendant les fêtes ».

affaire-dreyfus-caricature_1298827752Première mesure : le réveillon de Noël se passe en famille restreinte, c’est-à-dire uniquement avec mes enfants et mon mari. Pendant que je m’occupe tranquillement des préparatifs pour les différents repas avec bébé glue sur le dos (vive l’écharpe), Solène et son papa font une activité sympa comme bricolages de Noël ou sortie au marché de Noël. A 17 heures, direction la messe de la veillée de Noël lors de laquelle chaque année les enfants du catéchisme mettent en scène un conte autour de la naissance de Jésus. L’ambiance est joyeuse, notre aînée découvrent les cantiques traditionnels « il est né le divin enfant, les anges dans nos campagnes » etc et nous fait bien sourire quand elle enchaîne spontanément sur vive le vent alors que tout le monde est en silence pour écouter l’homélie… Au retour, petit repas de fête et visionnage en famille du dessin animé de Noël choisi collectivement parmi plusieurs propositions faites par maman (cette année, on a regardé la petite boule rouge de Noël et même les adultes étaient émus). A 10h dodo car il paraît que le père Noël passe seulement quand tout le monde est endormi 😉

Deuxième mesure : pour le repas de midi du jour de Noël, c’est moi qui reçoit avec un petit coup de pouce du traiteur Leclerc pour les plats chauds (parce que cuisiner pour 15 adultes, je pourrai le faire mais cela prendrait aussi beaucoup de temps) et des proches pour les entrées et les desserts. De mon côté, je m’occupe des apéritifs avec l’aide de Solène, des fromages et du vin ce qui me permet de ne pas passer ma matinée en cuisine et de profiter de l’émerveillement des enfants lors de l’ouverture des cadeaux à leur réveil. Comme tous les ans, nous essayons de limiter la quantité pour privilégier la qualité des présents en donnant quelques « conseils d’achats » aux différents papas Noël : privilégier les jouets en bois à ceux en plastique, éviter les sonneries et lumières en tous genres, encourager les petits fabricants plutôt que les grosses enseignes etc. Cela a plutôt bien fonctionné même si, côté cousins, c’était exactement l’inverse. Mais bon, je préfère retenir les bons moments dont voici un petit aperçus en photos :

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Enfin, troisième et dernière mesure : ignorer les remarques désagréables sur nos choix éducatifs déroutant pour les non-initiés que ce sont nos familles respectives. Comme une image vaut mieux que 1 000 mots, je vous mets en lien la vidéo qui m’a aidé pour cela :

http://www.youtube.com/watch?v=oUWY1FCGUWU

C’est drôle mais c’est tellement réaliste aussi. Sur ce, je vous souhaite à tous de passez de très bonnes fêtes de fin d’année avec tous ceux que vous aimez. Rendez-vous en 2016 !

 

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Noël dans notre famille

Ce matin, je vous raconte comment se déroule la fête de Noël dans notre foyer.

Comme nous sommes tous les trois catholiques, le premier signe « visible » de notre attente est généralement l’installation du calendrier de l’avent. Cette année, je n’en ai pas fabriqué un et ai plutôt investi dans ce modèle-ci qui a le double avantage et de rappeler ce que nous fêtons et de satisfaire l’appétit de Solinette pour les chocolats de Noël  :

Calendrier de l'Avent

 

IMG_0031Le week-end du 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, nous poursuivons avec l’installation de la crèche et du sapin. Tout le monde participent à sa mesure sur un fond de chants de Noël ce qui permet de se créer de chouettes souvenirs pour l’année. Pour le moment, notre crèche est toute simple mais Solène se l’ai bien approprier en jouant régulièrement avec les personnages (la tête de Joseph est d’ailleurs en cours de réparation donc, avis à la famille, si vous nous offrez des santons, ne prenez pas des collections ! ). Moi-même, j’en profite pour sortir du placard la nappe de Noël qui restera installée dans le salon jusqu’à la fête de l’épiphanie (celle de cette année est ornée de houx et de Père Noël ).

 

Enfin, pour le jour J, on a instauré une règle simple dès les débuts de notre mariage : l’alternance entre les deux familles. Quand c’est de mon côté, j’invite juste mes parents et mon frère pour le réveillons et on va chez les grands-parents le lendemain midi, quand c’est dans ma belle-famille, c’est chez bonne-maman le soir et chez la grand-mère le midi avec la foule de cousins/oncles/tantes etc. Sinon, on va aussi tous à la messe des enfants le 24 au soir pour célébrer religieusement cet évènement et on insiste bien sur l’importance de la solidarité entre les différentes générations et sur la joie d’être tous ensemble pour que Noël ne se résume pas à une fête commerciale et à la valeur des différents cadeaux offerts (même si tout le monde est bien contents d’en avoir bien spur).

Et vous, vous fêtez Noël, comment dans votre famille ?

Ma sélection d’albums pour aborder la période de Noël en maternelle

Nous y voilà, le mois de décembre a commencé et mes élèves, déjà surexcités par les sollicitations permanentes des publicitaires, ne pensent plus qu’à une chose : Noël ! Autant dire qu’il n’a jamais été aussi difficile pour eux de se concentrer dans la classe… Toutefois, en maîtresse rusée que je suis, je tente toujours de détourner cette exaltation permanente au profit de quelques apprentissages scolaires. Traditionnellement, je profite donc de cette période pour travailler sur la lettre et, pour ce faire, je m’appuye sur quelques albums dont je voudrais vous donner un petit aperçu aujourd’hui :

*Cher Père Noël, de Jeanne Ashbé

L’histoire d’un petit garçon qui, dans sa lettre au Père Noël, lui demande non pas des cadeaux mais de l’accompagner dans sa tournée. non seulement il est très accessible à la fois par ses illustrations et par son vocabulaire très bien choisi, mais il permet de détacher un peu les élèves des aspects mercantiles de cette fête pour se fixer davantage l’imaginaire (qui est le Père Noël, ses attributs, que feriez-vous si vous pouviez le rencontrer, etc ?).

*La lettre du Père Noël, de Yukiko Tanno

Cet album s’adresse à des enfants un peu plus grand (à partir de 4 ans je dirais) car il me permet de travailler plus en détail sur le genre épistolaire : qu’est-ce qu’une lettre ? Quelles sont les règles pour la rédiger ? Comment faire si on ne sait pas encore écrire ? A cette approche s’ajoute le fait que tous les personnages sont des animaux humanisés, ce qui place encore l’étude de cette période dans le champs de l’imaginaire, et le fait que la lettre soit écrite par le Père Noël, ce qui permet de changer de la traditionnelle lettre au Père Noël.

*Le facteur du Père Noël, de Allan et Janet Ahlberg

Destiné aux plus grands, ce livre propose de vraies cartes de Noël écrites aux différents personnages des contes traditionnels (le loup, le petit chaperon rouge, le petit bonhomme de pain d’apices, etc). Je l’utilise afin de revisiter l’imaginaire des enfants tout en approfondissant la notion de genre épistolaire. Attention toutefois de ne pas leur laisser cet album en accès libre car il y a de fortes chances pour qu’ils égarent les cartes postales sinon…

Je pourrai en citer pleins d’autres encore (notamment les très bons ouvrages de Grégoire Solotareff) mais je préfère vous laisser faire vos propres découvertes au fil des rayons des librairies. Bonne flânerie au milieux des livres chers lecteurs …

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