Ce n’est qu’un au revoir mes frères …

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Chers lecteurs, au bout d’une petite année de vie (courte mais aussi très riche sur le plan humain), j’ai décidé de clore cette expérience d’apprentie blogueuse. En effet, je me résouds à abandonner ce projet pourtant sympathique pour plusieurs motifs. D’une part, j’ai pris conscience au cours d’une discussion animée avec mon supérieur hiérarchique actuel, à savoir Mr L’Inspecteur de l’Education Nationale d’Ecully, que je n’aurai certainement pas avant très longtemps les moyens matériels d’utiliser les nouvelles technologies dans le cadre de mon métier d’enseignante. Certes, d’un point de vue personnel, je suis convaincue que cette situation nuit aux élèves les plus fragiles car on pourrait en repécher plusieurs en utilisant ces nouveaux supports mais, s’il faut être honnête, je ne me vois pas non plus continuer à me former seule sur des applications intéressantes si je n’ai pas de perspectives de pouvoir les utiliser dans un avenir proche au sein d’une classe … D’autre part, j’ai assez vite expérimenté les ambivalences du format blog : très facile à manier, il ne permet toutefois pas beaucoup d’intéractions si ce n’est par le biais des commentaires si bien que je n’ai pas retrouvé les confrontations d’idées qui me plaisent tant à l’oral. Bien sûr, j’ai beaucoup aimé que certains d’entre vous réagissent à mes billets, et je les en remercie encore, mais ce n’était pas non plus un dialogue comme j’ai pu en avoir sur d’autres plates-formes numériques (comme sur celle des Vendredis Intellos, pour n’en citer qu’une). Pour ces deux raisons, et aussi parce que j’arrive à une période de ma vie à laquelle j’ai décidé de revoir mes priorités, je laisse ce site en suspens après une petite vingtaine d’articles et quelques 1 600 vues. Peut-être réouvrira-t-il un jour, peut-être non … mais je tenais à vous en informer dans un dernier billet.
Merci encore à tous ceux qui m’ont lu et diffusé sur les réseaux sociaux. Bonne et longue vie à tous.

Marie-Laurence S.

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Ludovia,la e-éducation et du multimédia ludo-éducatif et pédagogique

   Un peu de publicité, ce soir, pour un site internet que j’ai découvert il y a quelques mois et qui m’a permis de bien cheminer dans mon projet de reconversion à long terme. Il se nomme Ludovia.com(marque déposée) et se définit comme un média on-line consacré à tout ce qui se fait en France comme à l’étranger en matière de e-éducation et d’application des technologies numériques dans le domaine de l’apprentissage, que ce soit à l’école ou dans le milieu professionnel. Extrêmement prolifique, ce site m’a permis de découvrir de nombreuses expériences éducatives intéressantes qui vont bien au-delà de la simple introduction de l’outil informatique dans une classe. Aux Etats-Unis, terre de tous les excès mais où il y aussi des initiatives qui font avancer le débat, certaines écoles réfléchissent notamment sur la gamification de l’enseignement : en très gros, il s’agit de s’inspirer des caractéristiques du jeu vidéo (un héros qui mène une quête et doit résoudre des énigmes pour passer au niveau supérieur) pour aider l’élève à acquérir plus de motivation et d’autonomie dans la construction de ses savoirs. Et cela fonctionne apparemment bien pour les élèves qui avaient « décrochés » dans le système ordinaire alors pourquoi pas ?  En France, nous n’en sommes pas là, loin s’en faut ! Le 3 avril dernier, le député des Yvelines Jean-Michel Fourgous (UMP) a ainsi rendu à l’Assemblée Nationale un rapport intitulé « Apprendre autrement à l’ère du numérique » dont les conclusions sont accablantes. Dans le primaire, on en est ainsi encore à la phase d’équipement matériel des établissements avec seulement 1 ordinateur pour 10 élèves et un nombre de tableaux blancs intéractifs encore très insuffisants pour parler de généralisation (de l’ordre de la centaine il me semble sur tout le territoire). Du fait de ce retard, peu d’enseignants se soucient de modifier leurs manières d’enseigner pour intégrer ces nouveaux outils alors même que les élèves, qu’ont qualifient même des digital natives maintenant, sont eux habitués à les utiliser quotidiennement. Réduire ce décalage dans un avenir proche me semble être, non pas une option, mais une obligation si nous voulons que notre école permettent la réussite davantage d’élèves. En ce soir d’élections, je me permets donc de lancer cet appel : ne restons pas à la traîne dans ce domaine car, comme le disait déjà Edgar Quinet, « si l’école est en retard alors qu’elle devrait être le messager de l’avenir, alors elle n’a plus sa place » !

A propos des parents qui se servent de leur smartphone pour occuper leurs enfants.

Dans la salle d’attente du médecin, dans l’autobus ou bien encore au jardin d’enfants (si,si, si…j’en ai vu!), on peut désormais croiser de jeunes parents qui prêtent plus ou moins volontairement leur smartphone à leur progéniture afin d’essayer de les faire patienter « plus sagement ». Car, ne  nous leurrons pas, tel est bien l’objectif premier de toutes les applications dites pour enfants. En effet, quelques soient leurs prétentions éducatives (qu’il s’agisse de Dora qui « apprend » l’anglais aux petits ou de l’application L’école à la maison sur Androïd), ces produits hautement commerciaux servent avant tout à divertir un temps nos chères têtes blondes. Comme il ne peut pas exister, par définition, d’interactions entre eux et la machine, il y a fort à parier qu’ils se lasseront vite du logiciel après le temps de la découverte. Cela les conduira, fort logiquement, à s’intéresser régulièrement à de nouveaux jeux d’où une entrée de plus en plus précoce du jeune dans la société de consommation (j’essaye une application un temps, puis je zappe quand elle ne me plaît plus 😦 ). Mais cette nouvelle utilisation des téléphones pose aussi de réelles questions au niveau de la sécurité. Certains jeux, pourtant en téléchargement gratuit au départ, proposent ainsi d’évoluer plus vite en achetant des « crédits » ou « options » d’où parfois des incidents comme le cas, cité dans la presse américaine, d’une petite fille de 8 ans qui a pu dépenser sans difficultés 150 dollars en 2 jours sur l’application pour iPhone “Tap Zoo” grâce au numéro de carte bancaire de ses parents qui était associé au compte iTunes. Des mesures de bon sens s’imposent donc comme le verrouillage par code de son portable ou la mise en place d’un contrôle parental (citons Kid mode, par exemple, qui permet d’afficher une interface adapté aux enfants à partir de 8 ans). Après, comme pour tout ce qui concerne les enfants et l’usage des nouvelles technologies en général, rien ne pourra bien sûr remplacer la surveillance attentive des parents donc, si vous décider d’utiliser ce média pour occuper votre enfant, vous voilà prévenus…