Ma petite bibliothèque de maman maternante

prixlivremamanComme promis, voici un petit aperçu du contenu de ma bibliothèque de maman et de grande dévoreuse de livres. Mais, pour bien remettre les choses dans leur contexte, je vous livre tout d’abord un peu de ma petite expérience.

Avant la naissance de mini-nous, romans, essais, livres sur les pédagogies alternatives, et d’autres encore avaient déjà leur place sur mes rayonnages. Lorsque j’ai commencé à annoncer ma grossesse, on m’a conseillé de ne pas trop chercher d’infos dans les livres sous prétexte que « chaque enfant est différent », qu' »il ne faut pas les faire rentrer dans un moule », qu' »il n’y a pas de recettes toutes faites » etc… En conséquence, les séances de préparation à l’accouchement ne parlant pas non plus de ce qui allait se passer après la naissance, je me suis retrouvée assez vite démunie à mon retour de la maternité avec Solène. Surtout, je me suis retrouvée extrêmement isolée car mon mari ne pouvait pas prendre son congé paternité tout de suite, ma famille était loin et, parmi mes amies proches, aucune n’avait alors des enfants.

Au bout de quinze jours, sur les conseils de la puéricultrice de la PMI, j’ai fini par arrêté l’allaitement et par me lancer dans une vraie enquête livresque afin de mieux comprendre les réactions de notre fille. Dans un premier temps, j’ai lâché le Laurence Pernoud certes bien utile pour acquérir des grands repères mais pas du tout fonctionnel à mon goût pour me tourner vers des « anti-manuels de puériculture ». Parmi eux, je retiens Bébé, dis-moi qui tu es de Philippe Grandsenne, auteur également du très bon Comprendre les pleurs de son bébé qui m’a permis de relativiser les longues séances de pleurs des premiers mois. Le petit livre de poche Comment ne pas être une mère parfaite de Libby Purves, dans un autre genre, m’a aussi beaucoup fait rire ce dont j’avais bien besoin à l’époque. Enfin, les livres de Marie Thirion et de Marie-Josèphe Challamel, toutes deux pédiatres et spécialistes respectivement de l’allaitement et du sommeil des nourrissons m’ont permis de relativiser l’échec de mon allaitement (plusieurs remarques bien senties m’ont longtemps fait douter du bien fondé de ma décision à l’époque…) et à mettre en place des routines permettant de faciliter l’endormissement de Solène.

Parallèlement, comme j’avais bien remarqué qu’elle souffrait pas mal de coliques à l’époque et d’un grand besoin de contact physique avec moi, je me suis intéressée au maternage. Pour définir très rapidement ce terme, je citerai le site Wikipedia qui, s’il est critiquable, a le mérite de résumer les grands traits du maternage.

« Le terme « maternage » est utilisé en France depuis les années 1990 pour qualifier des pratiques de soin au bébé et au jeune enfant basées sur les besoins perçus de l’enfant : allaitement, portage par des porte-bébé divers, sommeil partagé ou co-dodo (…). Probablement ces pratiques ont-elles toujours existé, mais elles se sont développées explicitement aux États-Unis dans les années 1960 avec les travaux sur l’attachement parenting de John Bowlby. (…) En France, la légitimation et la médiatisation de ces pratiques de « parentage proximal » ou « parentage de proximité » est venue de livres publiés par la pédiatre Edwige Antier et par Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau. Des forums, des blogs, des associations (La Leche League), des maisons d’édition (Jouvence, La Plage, éditions l’Instant Présent, Chroniques sociales, etc.), des magazines (L’enfant et la vie, Grandir autrement, Peps) ont contribué à populariser ces thèmes dans les années 2000.(…) Les personnes pratiquant le maternage y incluent souvent aussi le respect des besoins de l’enfant lorsqu’il grandit, dans la lignée d’Isabelle Filliozat ou des auteurs déjà cités, français ou anglosaxons. Certains parents s’engagent dans une réflexion pour l’éducation non-violente, sans cris, tapes ou humiliations. Les études et les associations qui s’opposent aux châtiments corporels se sont multipliées dans les années 2000, à la suite des travaux d’Olivier Maurel, d’Alice Miller, de Jan Hunt. Certains évoquent aussi la communication non violente, en se basant sur les travaux de Thomas Gordon, Marshall Rosenberg, Faber et Mazlich etc. »

En tant qu’institutrice, je m’étais déjà penché sur les travaux concernant la communication non-violente et sur les apports des pédagogies respectueuses des besoins de l’enfant (notamment celle de Maria Montessori) mais j’ignorais tout du portage, de l’alimentation du nouveau-né et de sa réassurance lors des moments d’angoisses. Bref, j’étais une novice mais une novice volontaire et entêtée si bien que je me suis plongée dans les livres de ces auteurs. Parmi ceux que j’ai lus, Au coeur des émotions de l’enfant d’Isabelle Filliozat et L’album tendresse de la nouvelle maman de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau m’ont beaucoup touché à l’époque et je les recommande grandement aux jeunes femmes qui viennent d’accoucher. De plus, je me suis inscrite sur de nombreux groupes de mamans, notamment via Facebook, afin d’échanger sur ces questions. Grâce à ce nouveau support, j’ai trouvé des réponses concrètes à mes demandes concernant la manière la plus adaptée de répondre aux besoins de notre fille. Surtout, ce partage d’informations a donné lieu a de belles rencontres « dans la vraie vie » lesquelles m’ont confirmé le bien-fondé du partage, même sur un support aussi controversé qu’un réseau social, de nos propres expériences individuelles de mamans. Malgré ma solitude relative des débuts, j’ai progressivement nouer des liens avec des gens qui partageaient les mêmes centre d’intérêts que moi et j’ai élargi mes conceptions à de nouveaux sujets tels que l’alimentation saine, par exemple.

Voilà, j’aurais voulu citer d’autres auteurs mais ce ne serait plus un article à lire entre deux sollicitations des loulous si je le faisais. A bientôt !

Publicités

Bébé a maintenant 6 mois, et c’est bien mieux pour nous !

Et oui, le temps passe… et il file même deux fois plus vite maintenant que notre princesse toute mignonne mais à forte tendance esclavagiste partage notre quotidien ! Il y a deux semaines (déjà), nous avons fêté ces six mois et ce fut l’occasion pour nous, jeunes parents, de dresser le bilan de notre nouvelle vie à 3. Par rapport aux premiers mois qui ont suivis la naissance, nous avons constaté une indéniable évolution que je résumerais en ces quelques mots : notre statut de parents est beaucoup plus facile à vivre aujourd’hui. Primo, nous avons pris confiance en nous, et ce d’autant plus facilement que notre bébé n’est plus cet être fragile des premiers mois qu’il fallait manipuler avec précaution et qui se réveillait plusieurs fois par nuit pour réclamer à manger ou à être bercé. Deuxio, notre bébé a évolué lui aussi : les nombreux pleurs sans raison apparente qui emplissaient la maison pendant des heures et des heures ont peu à peu disparus (« ce sont les coliques ma petite dame et c’est très dur à vivre pour les parents », me disait-on, mais cela n’aide pas un couple de parents épuisés à prendre du recul : mieux vaut lui proposer de garder l’enfant quelques heures pour qu’ils puissent aller se ressourcer). Plus sereins, nous avons pu être davantage attentifs à ses demandes et nous avons appris peu à peu à le connaître afin de répondre au mieux à ses besoins, qu’ils soient bassement terre à terre (« j’ai faim ») ou plus complexes (« j’ai envie de dormir maman mais je veux encore jouer »). Enfin, et c’est sans doute l’évolution la plus importante que tout parent attend avec impatience, notre bébé s’est mis à faire ses nuits ! De 21h à 6h dans un premier temps (en janvier), puis de 20H à 7h et de 19H30 à 7H actuellement. Je l’avoue bien volontiers, ce dernier point a tout changé pour nous car, n’étant plus sur les rotules pendant la journée, nous avons pu prendre davantage de temps pour jouer et donc passer des moments plus agréables. En outre, cela correspondait à un stade de développement pendant lequel l’enfant est aussi à la recherche d’interactions avec ses proches donc, des deux côtés, les échanges se sont vite avérés très riches. Enfin, et c’est le dernier point sur lequel je terminerai cet article, nous avons recommencé à sortir, que ce soit moi seule avec le bébé pendant la semaine, ou tous les trois le week-end. Avec un nouveau-né qui pleurait beaucoup,  j’avais tendance à m’isoler car toute activité me paraissait compliquée et ce quand bien même les gens chez qui je devais aller étaient très compréhensifs (je pense à la sage femme pour la rééducation par exemple : certes, le bébé qui pleurait ne la dérangeait pas mais, pour moi, difficile de travailler correctement sachant que je ne pourrai pas aller le consoler tout de suite). Maintenant, et ayant par ailleurs fait l’acquisition d’une voiture, je me déplace énormément avec ma princesse et si elle pleure, ce n’est pas grave : soit la cause est évidente (faim, peur, fatigue ou couche sale) et j’y remédie au plus vite, soit elle l’est moins et je relativise au maximum sa colère pour l’aider à passer à autre chose (j’ose prétendre être devenue une experte en ruse de sioux pour détourner son attention). Voilà, maintenant, je peux donc enfin l’écrire : être parent, c’est aussi beaucoup de bonheur pour un jeune couple !!!