Allaitement, portage et cododo, le trio gagnant de nos premiers mois avec Quentin !

Mon cher petit Quentin,

lorsque je t’attendais, je ne savais pas encore si je serais capable de te donner le sein plus de quelques semaines. En effet, pour ta grande soeur Solène, j’avais très vite abandonné l’allaitement sur les conseils de la puéricultrice de la PMI qui me trouvait beaucoup trop fatiguée et angoissée pour continuer. Malgré tout, cela m’avait beaucoup déçue à l’époque et j’espérais vraiment vivre une meilleurs expérience avec toi. Aussi ai-je pris quelques précautions qui, je l’espère, pourront intéresser d’autres mamans ou futures mamans.

Tout d’abord, j’ai profité de mon congé maternité pour aller discuter avec des mamans et conseillères lors de réunions Galactée  organisées près de chez moi. J’ai pu ainsi revenir sur certaines des difficultés que j’avais rencontrées avec Solène il y a quatre ans : comment reconnaître les pleurs de faim du bébé des autres ? comment savoir s’il prend assez et pas trop ? comment faire pour l’allaiter dans un lieu public ? Autant de questions auxquelles j’avais reçues des réponses contradictoires pour mon premier enfant. Lors de ces réunions, il n’y avait pas de discours dogmatique et j’en suis sortie en me disant que certes, il y aurait peut-être des difficultés à affronter mais non, nous ne serions pas seuls pour y faire face !

Avec ton papa, nous avons aussi décidé à cette époque que tu dormirais près de nous dans un berceau « cododo ». C’était tout bête, mais grâce à cela, j’ai beaucoup mieux vécu les tétées nocturnes. Avant même que tu ne t’énerves et en arrives aux pleurs, je te rapprochais de moi et tu venais instinctivement te coller contre mon sein. Tu tétais un moment puis tu te rendormais apaisé et moi aussi. Nous avons ainsi partagés de belles nuits durant tes cinq premiers mois !

Toujours pendant ces débuts, je t’ai enfin beaucoup porté en écharpe ou en sling comme j’en parlais dans mon dernier article. Cela m’a non seulement permis de faire de belles ballades avec toi mais aussi de te nourrir discrètement quand nous étions de sortie. Tu te lovais contre moi et, bien souvent, les gens ne voyaient même pas que tu étais au sein ce qui m’allait très bien. Dans la série système D bien utile à connaître pour allaiter discrètement en public et moins cher que les tabliers et autres objets marketing spécial allaitement, nous avons beaucoup utilisé le lange calé dans la bretelle du soutien gorge et le débardeur en dessous du tee-shirt pour ne pas découvrir son ventre lorsqu’on allaite.

Voilà, petit Quentin, les trois astuces principales qui m’ont permis de vivre un allaitement serein avec toi. Avec la reprise du travail et ton entrée chez la nounou, tu as découvert le biberon et tu l’as adopté assez rapidement. Même si aujourd’hui tu es complètement « sevré », je garde de très bons souvenirs de ces premiers mois d’allaitement d’où ce petit article que tu reliras plus tard je l’espère.

Pour finir, je vous laisse sur une petite image de la blogueuse Korrig’Anne que j’aime beaucoup :

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Porter un enfant, cela s’apprend ;-)

Si certains sans souviennent, j’avais déjà écrit un premier article sur le sujet après la naissance de Solène (voir ici « porter bébé, une envie légitime mais pas si simple que cela ») car j’avais rencontré pas mal de difficultés pour la porter à l’époque. Au bout de quelques mois d’entraînements, nous étions tout de même parvenus à maîtriser à peu près le sling, le mei-tai et le manduca mais point les écharpes. Elles me paraissaient certes plus confortables mais, avec mes deux mains gauches et un bébé gigoteur, je m’empêtrais à chaque tentative quand je ne me faisais pas carrément des frayeurs.

Pendant mon congé maternité pour Quentin, j’ai donc décidé de me former « pour de bon » au portage en écharpe en suivant un premier cours à domicile avec la très sympathique Anne-Cécile. Avec elle, j’ai vu les principales règles de sécurité ainsi que les gestes pour un portage réellement physiologiques. J’ai aussi appris quelques nœuds pour porter bébé sur le ventre et cela nous a été très utile pendant ces premiers mois que ce soit pour l’aider à s’apaiser lors des fins de journées difficiles ou pour profiter pleinement des ballades en famille cet été. Petit Quentin s’est en outre révélé être un bébé qui aime être tout contre sa maman, d’où de grands sourires quand je l’installe ce qui est évidement très encourageant.

Toutefois, à six mois maintenant, mon petit bout de chou commence à être un peu lourd pour être porter longtemps sur le ventre. Surtout, il veut voir tout ce que fait sa maman et tourne pour cela la tête vers l’arrière comme pour me dire qu’il veut désormais avoir une vision « face au monde ». J’ai essayé plusieurs fois de le mettre en écharpe sur le dos en m’inspirant de vidéos de monitrices mais bébé se retrouvait toujours trop bas si bien que me suis dit qu’il était temps de faire travailler une autre de ces courageuses « mompreneurs ».

Samedi dernier donc, je me suis rendue à la boutique Symbioza pour suivre un atelier cette il_570xN.735743910_pu3hfois. A ma grande surprise, il n’y avait pas d’autres participantes ce jour-là ce qui m’a permis de demander à Delphine des conseils vraiment personnalisés par rapport à la taille des écharpes que je possède déjà et par rapport à mes besoins (des noeuds pas trop compliqués à retenir mais confortables dans la durée). Tout comme la première fois avec Anne-Cécile, j’ai été frappée par la personnalité de la monitrice  : à la fois très professionnelle par son souci de me montrer comment manipuler et installer bébé en toute sécurité, et très humaine puisque nous avons pu discuter de multiples sujets proches ou éloignés du portage comme, par exemple, de l’importance de continuer à transmettre un maximum de bienveillance à nos enfants malgré l’actualité tragique. J’ai donc passé un très bon moment et le contrat a été rempli puisque, maintenant, je n’ai plus peur de faire tomber Quentin en l’installant dans le dos. J’ai certes encore besoin d’entraînement mais bébé est très coopératif et on espère bientôt tenter une petite ballade en portage dos.

Pour conclure, j’encouragerai donc toutes les mamans qui veulent porter leur enfant à apprendre avec une monitrice, que ce soit en atelier ou en cours individuel. Certes, c’est un coût mais on apprend vraiment à installer son enfant correctement à la fois pour lui et pour soi tout en passant un bon moment. Alors, si vous n’avez pas d’idée de cadeau de naissance à suggérer à vos amis, pensez-y !

Porter bébé, une envie légitime mais pas si simple à mettre en oeuvre

Porter bébé, sentir son petit corps recroquevillé tout contre soi, le voir peu à peu lâcher prise et s’endormir aux rythmes de vos mouvements …telles sont les différentes promesses qui m’avaient séduites dans le portage avant même la naissance de ma petite fille. Je m’étais naîvement imaginée qu’elle aussi allait adorer ce mode de relation qui, plus qu’un simple moyen « efficace » de porter un nouveau-né, était surtout une manière de rentrer en relation avec lui en lui permettant de retrouver, ex-utero, certaines des sensations qu’il avait connu pendant 9 mois… Mais ce que j’ignorais (car il y a bien entendu un « mais »), c’est que ma fille, très tonique dès la naissance et déjà à l’affût de tout ce qui se passait autour d’elle, n’avait pas du tout les mêmes attente que moi. En effet, malgré ce que peut laisser croire la photo au bas de cet article, Solène n’aime pas du tout mais alors vraiment pas du tout être contrainte dans ses mouvements. Depuis tout bébé, elle veut voir ce qui se passe autour d’elle et pouvoir agiter ses petits bras et ses petites jambes dans tous les sens, d’où des colères mémorables lors des premiers essais avec l’écharpe de portage que m’avait si gentillement offerte deux de ses tantes… Toutefois, étant aussi têtue que notre minipuce, j’ai décidé de me tenir informé des solutions possibles avec ces enfants très avides de mouvements et, quelques mois après, je participais à une pic-nic des bébés portés pour obtenir un complément d’information auprès de monitrices expérimentées. J’appris à ce moment-là plusieurs choses :
-le cas de Solène n’est absolument pas unique même si pas le plus répandu non plus
-plutôt que de se braquer toutes les deux dans un rapport de forces « c’est moi qui vais gagner », il fallait laisser passer du temps ce qu’intuitivement j’avais choisi de faire (ouf !)
-d’autres moyens de portage pour bébé plus grand (à partir de 4 mois souvent) conviennent bien à ces « bébés-piles » : les slings, les mei tais, les préformés …
En conséquence, pour ses six mois, j’ai retenté l’expérience portage avec ces nouveaux « outils » et le succès fut au rendez-vous cette fois ! Solène a beaucoup aimé pendant nos premièrs essais dans Ecully le mei tai, d’inspiration asiatique. Ce dernier, sorte de sac à dos à bébé, permet un réglage aussi morphologique que l’écharpe sans que la maman (surtout si elle a deux mains gauches comme moi) se retrouvent obligée de se dépatouiller avec plus de 4 mètres de tissus et un bébé bougeon . Pour vous dire, même sa mamie l’a testé et a explicitement dit qu’elle aurait adoré avoir ce genre d’accessoire quand sa propre fille était petite… Pendant les vacances suivantes, pour pallier aux appréhensions du papa par rapport au système de nouage manuel du tissu, nous avons investi dans un manduca. Ce porte-bébé, qualifié de préformé car il suffit de « poser le bébé » à l’intérieur et de « clipser » les bretelles, est plus simple encore d’ulisation et permet de porter sans fatigue pendant de longues durées car le poids est bien réparti sur les hanches du porteur. Enfin, le « virus » étant toujours actif de mon côté, Solène et moi avons adopté le sling pour les petits déplacements. Il s’agit d’un portage assymétrique (ou sur la hanche en langage courant) qui a l’avantage de ne pas prendre de place dans le sac à langer et de permettre à l’enfant marcheur de faire une pause tout contre maman quand il commence à fatiguer. Voici d’ailleurs une photo de nous deux prise il y a quelques semaines seulement :

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Voilà, telle fut ma petite expérience du portage avec minipuce depuis 21 mois. Prochainement, j’espère bien retenter l’écharpe de portage car j’en ai toujours une à la maison qui sert actuellement de hamac multicolore pour les siestes de bébé lorsque nous sommes en déplacement. Toutefois, je pense que je participerai à un atelier avec une monitrive expérimentée car j’aurai besoin d’acquérir des trucs et astuces pour le nouage dos (avec ses 15kg et sa manie de gigoter dans tous les sens, je ne voudrais pas que minipuce tente un « plat dos » depuis mon mètre cinquante de haut …). D’ailleurs, et ce sera le mot de la fin, c’est ce que je conseille de faire à toutes les mamans/futures mamans qui souhaite se lancer dans le portage avec leur bébé car, en plus de la confiance en soi que cela ne manque pas de donner, on peut tester plein de systèmes différents avant d’en acheter un (ce qui n’est pas anodin vu le prix de certaines écharpes…). Sur ces bonnes paroles, bon portage à toutes et tous et n’hésitez pas à témoigner en commentaires.