La rentrée des classes … vue du côté d’une maîtresse !

dessin-Jack-Koch-rentrée-enseignants-2014-648x458Cartable au dos ou sacoche à la main, élèves et enseignants ont repris le chemin de l’école depuis près d’un mois maintenant. Toi qui es parent, tu as peut-être appréhendé la rentrée de ton enfant, notamment si c’était sa toute première ou son passage à la « grande école » ! Un moment émouvant qui marque un cap important dans la vie de nos petits, mais aussi dans la vie de parent. Modestement, voici un petit aperçu « côté coulisse » de cette période particulièrement sensible.

Pour une institutrice, la rentrée se prépare en fait bien avant le mois de septembre. Dès le mois de mai, qu’on soit déjà en poste là où l’on va exercer ou on, il est vivement conseillé d’effectuer ses commandes de matériel si on veut le recevoir avant le jour fatidique de la rentrée. Et croyez-moi, pour avoir vécu plusieurs fois la première quinzaine sans crayons ni manuels, ce n’est pas un luxe que de vouloir démarrer l’année avec tous ses cahiers … En juin, les principales modifications concernant les futures listes de classes sont effectuées mais, avant que d’imprimer les nouvelles listes, les étiquettes prénoms etc. encore faut-il terminer d’assurer l’année en cours ce qui, généralement, nous prend tout notre temps. Il faut ensuite compter, selon les personnes, une à deux semaines pour ranger le bazar les affaires de l’année écoulée puis un petit break pour récupérer.

Dans l’idéal, on profite ensuite des vacances pour établir un programme général de l’année ou, à défaut, au mois des deux premières périodes. J’écris volontairement dans l’idéal car, pour tous les enseignants nommés en été, c’est-à-dire après la fermeture des écoles ou en septembre, un tel travail est impossible faut de connaître le niveau dans lequel ils vont exercer. Cette année, pour la première fois depuis 7 ans, je savais que j’allais avoir un CP et j’ai donc pu anticiper ma rentrée en épluchant les programmes et en visitant les sites de collègues plus expérimentés. Bien sûr, une semaine avant le jour J, j’étais comme la plupart de mes collègues nouvellement nommés dans mon école en train de disposer les tables selon mes préférences, de guetter l’arrivée des commandes (celles de mai) et de préparer mes cahiers d’écriture. Tout cela à titre bénévole bien sûr car, officiellement, la rentrée des enseignants était la veille du jour j. Cette journée de pré-rentrée correspond en fait à une matinée de réunion avec l’ensemble des collègues, le directeur et les services médicaux-sociaux de l’école. Synonyme de distribution d’innombrables formulaires administratifs à distribuer aux élèves pour la rentrée, elle a également coïncider cette année avec la nomination d’une nouvelle ministre de l’Education Nationale ce qui n’a pas non plus manquer d’alimenter les conversations dans les écoles…

Le soir, la tête saturée d’informations et la trame de ma première semaine sous le bras, je prépare ma tenue de « super maîtresse » pour le lendemain en me répétant que tout va bien se passer (et oui, les maîtresses aussi stressent un petit peu avant de rencontrer leurs nouveaux élèves 😉 ). Après une nuit généralement agitée, je me rends de bonne heure dans mon école afin de peaufiner les dernières activités et, un quart avant la sonnerie fatidique, je me prépare mentalement à faire le grand saut.

Cette année, comme les cp ne connaissaient pas encore leur nouvelle école, je les accueillis avec leurs parents à la porte de la classe et les ai laissés s’installer là où ils le voulaient. Une fois qu’ils sont tous arrivés, et après avoir rassurés les parents souvent plus inquiets que leurs enfants, j’ai attendu le silence pour me présenter (traditionnellement, j’écris mon nom au tableau car cela me rappelle les enseignants de ma propre enfance)avant de leur demander de faire de même sous la forme d’un dessin. Il n’y a plus de stress, tout roule :« Que le spectacle commence ! »

16h30 , la journée est déjà finie ! Ouf ! Je suis contente et les élèves aussi. Finalement, ce n’était pas la peine de stresser comme ça ! J’ai beau me dire cela tous les ans, en septembre c’est toujours la même chose.

 

Publicités

La rentrée scolaire en maternelle dans la littérature de jeunesse

La première période de l’année scolaire venant de s’achever, voici une petite liste commentée des albums que j’utilise pour évoquer la rentrée en maternelle avec mes élèves :

_La rentrée de la maîtresse, d’Agnès Berton.
Cet ouvrage des éditions Bayard jeunesse a pour originalité d’aborder ce moment si particulier de l’année du point de vue d’une maîtresse nouvellement nommée dans une école. De plus, les personnages, tous animaliers, sont très attachants pour les enfants.

_Le petit ogre veut aller à l’école, de Marie-Agnès Gaudrat, chez le m^me éditeur.
Cette fois-ci, le héros est un petit ogre qui s’ennuie à la maison et qui voudrait aller à l’école pour se faire des copains et apprendre à lire. Nous parlons donc de l’utilité d’aller à l’école, thème qui est loin d’être évident pour les élèves de cet âge, ainsi que de l’intégration des enfants « différents » puisque l’ogre, au début, effraye ses camarades avant de devenir leur ami.

_Le prince Nino à la maternouille, d’Anne-Laure Bondoux.
Dans cet ouvrage, le petit prince est tellement inquiet à l’idée de faire sa première rentrée scolaire qu’il demande à la sorcière une potion afin de pouvoir emporter discrètement sa maman avec lui. Bien sûr, rien ne se passera comme prévu et il se rendra vite compte que la place d’une maman n’est pas à l’école …

_L’école de Léon, de Serge Bloch.
Ce grand classique des rentrées scolaires permet d’aborder, du point de l’enfant, pratiquement tous les point importants d’une rentrée scolaire en maternelle : les sentiments ambivalent du nouvel élève face à ce changement de statut, les personnages clés d’une école, l’emploi du temps d’une journée, les règles de fonctionnement, etc.

_Dans la cour de l’école, de Christophe Loupy. Avec ses illustrations très particulières (uniquement des ronds de couleur), ce petit livre me permet d’aborder les notions de filles/garçons ainsi que les différentes formes de regroupement du groupe classe (en rang, en file indienne, en ronde, en désordre, etc). Une approche très intéressante à exploiter donc, notamment avec des Moyens.

Voilà, il y en aurait bien d’autres à citer mais ceux-là font partie des coups de coeur que je voulais partager avec vous. N’hésitez pas à indiquer dans les commentaires si vous en avez d’autres à recommander…