Le défi de notre été : voyager à l’étranger avec bébé

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De retour de notre petit périple au Portugal, voici un petit billet visant à vous faire partager notre expérience de voyage à l’étranger avec un enfant de moins de deux ans.

L’avion, tout d’abord : si la plupart des compagnies aériennes ne font pas payer de billet aux bébés, il faut toutefois préciser que c’est souvent à condition qu’ils voyagent sur les genoux de leurs parents. Et là, le confort dépend fortement de la compagnie que vous avez choisie … En effet, si vous avez les moyens de voler avec Air France ou, encore mieux, en première classe, vous aurez sans doute autant de place que sur la photo ci-dessus. En revanche, si les jeunes parents fauchés que vous êtes voyagent comme nous avec une compagnie low cost, attendez-vous à être un peu « coincé » pendant le vol; pour vous donner une idée, lorsque mini-nous était sur mes genoux, il était impossible d’abaisser la tablette… Du coup, pour lui permettre de se défouler, nous l’avons laisser arpenter l’allée-centrale pendant le vol et, pour le décollage et l’atterrissage où il fallait rester attaché, nous avions emportés plusieurs volumes de l’imagier des bébés. Concernant le repas enfin, sachez que les biberons et petits pots ne sont pas concernés par l’interdiction de transporter des liquides en cabine. Vous pouvez donc vous organiser comme pour n’importe quelle sortie.

Qu’emporter pour bébé ? Cette année, il était hors de question de déménager l’ensemble de notre maison d’autant plus que, sur notre compagnie à bas prix,tout bagage en soute était payant. Toutefois, et c’est un vrai plus à signaler, nous pouvions emporter gratuitement deux équipements pour bébé. Personnellement, comme nous avions demandé à la résidence où nous allions de nous prévoir un lit parapluie, nous avons pu emporter notre propre poussette canne. Verdict, aucune casse et la possibilité de la déposer seulement au pied de l’avion ce qui est très pratique quand on connaît la longueur des couloirs des aéroports… En plus de la poussette, nous avions pris le manduca et le sling (voir l’article sur les porte-bébés) dont nous avons fait un usage intensif sur place pour le plus grand bonheur de mini-nous qui les réclame maintenant quand elle est fatiguée de marcher (elle appelle cela le kangourou 😉 ) . Concernant le siège-auto, nous l’avions loué avec la voiture et, pour surélever bébé pendant les repas, nous avions un réhausseur gonflable qui nous a aussi bien aidé, notamment lors des sorties au restaurant.

Le logement sur place : dans un souci de confort et d’économies toujours, nous avions loué un appartement dans une résidence hôtelière. Grâce à son petit balcon et à sa petite cuisine intégrée, nous avons pu ne pas trop dépenser pour nos repas et, surtout, aménager nos journées à notre rythme. Ainsi, nous partions généralement en excursion de 9H à 13H puis de 16H30 à 19H30 ce qui permettait de respecter le temps de sieste de Mademoiselle. Bien sûr, nous avons aussi fait des visites sur une journée entière comme pour le vignoble du Douro dans lequel sont élevées les vignes qui produisent le Porto. Dans ce dernier cas, mini-nous a pu dormir dans le porte-bébé, bercée par les pas de sa maman.

Pour finir, sachez que nous avons aussi pu apprécier la grande gentillesse des Portugais. En effet, nombre de restauratrices nous ont proposé, parfois gratuitement, des petits plats bien équilibrés pour notre fille. Cette dernière a ainsi pu se régaler de toutes les spécialités locales et, au retour, son petit ventre tout rond en témoignait. Dans les transports en commun, les passagers lui proposaient quasi-systématiquement une place assise ce qui était aussi très appréciable. Nous avons donc beaucoup apprécier notre voyage et nous nous sommes promis de revenir au Portugal mais au Sud cette fois. Un prochain article en perspective dans un an du coup…

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Porter bébé, une envie légitime mais pas si simple à mettre en oeuvre

Porter bébé, sentir son petit corps recroquevillé tout contre soi, le voir peu à peu lâcher prise et s’endormir aux rythmes de vos mouvements …telles sont les différentes promesses qui m’avaient séduites dans le portage avant même la naissance de ma petite fille. Je m’étais naîvement imaginée qu’elle aussi allait adorer ce mode de relation qui, plus qu’un simple moyen « efficace » de porter un nouveau-né, était surtout une manière de rentrer en relation avec lui en lui permettant de retrouver, ex-utero, certaines des sensations qu’il avait connu pendant 9 mois… Mais ce que j’ignorais (car il y a bien entendu un « mais »), c’est que ma fille, très tonique dès la naissance et déjà à l’affût de tout ce qui se passait autour d’elle, n’avait pas du tout les mêmes attente que moi. En effet, malgré ce que peut laisser croire la photo au bas de cet article, Solène n’aime pas du tout mais alors vraiment pas du tout être contrainte dans ses mouvements. Depuis tout bébé, elle veut voir ce qui se passe autour d’elle et pouvoir agiter ses petits bras et ses petites jambes dans tous les sens, d’où des colères mémorables lors des premiers essais avec l’écharpe de portage que m’avait si gentillement offerte deux de ses tantes… Toutefois, étant aussi têtue que notre minipuce, j’ai décidé de me tenir informé des solutions possibles avec ces enfants très avides de mouvements et, quelques mois après, je participais à une pic-nic des bébés portés pour obtenir un complément d’information auprès de monitrices expérimentées. J’appris à ce moment-là plusieurs choses :
-le cas de Solène n’est absolument pas unique même si pas le plus répandu non plus
-plutôt que de se braquer toutes les deux dans un rapport de forces « c’est moi qui vais gagner », il fallait laisser passer du temps ce qu’intuitivement j’avais choisi de faire (ouf !)
-d’autres moyens de portage pour bébé plus grand (à partir de 4 mois souvent) conviennent bien à ces « bébés-piles » : les slings, les mei tais, les préformés …
En conséquence, pour ses six mois, j’ai retenté l’expérience portage avec ces nouveaux « outils » et le succès fut au rendez-vous cette fois ! Solène a beaucoup aimé pendant nos premièrs essais dans Ecully le mei tai, d’inspiration asiatique. Ce dernier, sorte de sac à dos à bébé, permet un réglage aussi morphologique que l’écharpe sans que la maman (surtout si elle a deux mains gauches comme moi) se retrouvent obligée de se dépatouiller avec plus de 4 mètres de tissus et un bébé bougeon . Pour vous dire, même sa mamie l’a testé et a explicitement dit qu’elle aurait adoré avoir ce genre d’accessoire quand sa propre fille était petite… Pendant les vacances suivantes, pour pallier aux appréhensions du papa par rapport au système de nouage manuel du tissu, nous avons investi dans un manduca. Ce porte-bébé, qualifié de préformé car il suffit de « poser le bébé » à l’intérieur et de « clipser » les bretelles, est plus simple encore d’ulisation et permet de porter sans fatigue pendant de longues durées car le poids est bien réparti sur les hanches du porteur. Enfin, le « virus » étant toujours actif de mon côté, Solène et moi avons adopté le sling pour les petits déplacements. Il s’agit d’un portage assymétrique (ou sur la hanche en langage courant) qui a l’avantage de ne pas prendre de place dans le sac à langer et de permettre à l’enfant marcheur de faire une pause tout contre maman quand il commence à fatiguer. Voici d’ailleurs une photo de nous deux prise il y a quelques semaines seulement :

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Voilà, telle fut ma petite expérience du portage avec minipuce depuis 21 mois. Prochainement, j’espère bien retenter l’écharpe de portage car j’en ai toujours une à la maison qui sert actuellement de hamac multicolore pour les siestes de bébé lorsque nous sommes en déplacement. Toutefois, je pense que je participerai à un atelier avec une monitrive expérimentée car j’aurai besoin d’acquérir des trucs et astuces pour le nouage dos (avec ses 15kg et sa manie de gigoter dans tous les sens, je ne voudrais pas que minipuce tente un « plat dos » depuis mon mètre cinquante de haut …). D’ailleurs, et ce sera le mot de la fin, c’est ce que je conseille de faire à toutes les mamans/futures mamans qui souhaite se lancer dans le portage avec leur bébé car, en plus de la confiance en soi que cela ne manque pas de donner, on peut tester plein de systèmes différents avant d’en acheter un (ce qui n’est pas anodin vu le prix de certaines écharpes…). Sur ces bonnes paroles, bon portage à toutes et tous et n’hésitez pas à témoigner en commentaires.