Mon mec à moi

En ce jour de fête des papas, j’ai décidé de consacrer mon cinquantième article à celui qui a le grand courage de me supporter au quotidien depuis 6 ans, le seul et l’unique (roulement de tambour ) Mister Daddy !

Mister Daddy, c’est d’abord un vrai baroudeur que j’ai rencontré lors d’un camps d’été en Pologne en 2003. Depuis notre rencontre (onze ans déjà…), je l’ai toujours connu dans l’attente impatiente d’un nouveau départ à l’aventure. Jeunes amoureux sans attaches, nous économisions pour partir l’été à bord de notre vaillante Clio avec nos deux grands sacs à dos, son éternel opinel (il est Auvergnat) et une carte routière sur laquelle les étapes incontournables de notre destination finale avaient été au préalable soigneusement stabilotées. Nous nous laissions alors, entre ces différents points de chûtes, la surprise des détours pittoresques et des hébergements mémorables au gré des rencontres locales. Depuis que notre petite étoile est entrée dans nos vies, ces road-trip réguliers restent de mise mais Mister Daddy a troqué son grand sac à dos pour un porte-bébé en écharpe et notre vieille Clio a été remplacée par une grande C4  qui s’avère beaucoup plus pratique pour transporter notamment le matériel de puériculture de la miss. Maintenant qu’elle est un peu plus grande, nous allons d’ailleurs tenter de lui faire découvrir des horizons plus lointains puisque nous nous envolerons cet été pour un road trip au Canada avec sa mamie et son oncle Jean-Yves.

Mister Daddy, c’est aussi un homme de convictions qui, au quotidien, essaye de mettre en pratique ses valeurs chrétiennes en se mettant au service des plus petits. En tant qu’éducateur spécialisé, il accompagne de jeunes adolescents en situation de handicap et les aide à grandir avec leurs forces et leurs faiblesses pour trouver ensuite leur place dans la société actuelle. S’il déteste qu’on lui témoigne une certaine admiration maladroite du genre « moi, je ne pourrai pas faire cela car cela ne doit pas être facile … », il mérite cependant beaucoup de respect car non, ce n’est pas un métier inné et oui, cela est parfois difficile et très exigeant humainement. Pour cet engagement auprès de ceux que notre civilisation aurait tendance à vouloir cacher voire supprimer avant même leur naissance, je  suis fière de lui et pense qu’il mérite largement l’hommage d’un voir de plusieurs billets sur mon blog de maman.

Source et suite de la réponse sur ce lien : http://www.ones-fr.org/spip.php?article386

Enfin, Mister Daddy, c’est surtout un super papa ! Pas un papa parfait ou un papa qui se prend pour superman. Non, juste un papa qui essaye de faire de son mieux avec ses doutes, ses certitudes, ses bons jours et ses mauvais. Solène est encore trop petite pour le lui dire mais je vois à son sourire quand on parle de lui qu’elle attend avec patience son retour du travail le soir. Même si avec sa maman elle fait des gâteaux pirates, des batailles de chatouilles et des activités manuelles déjà testées en Petite Section (je sais, je m’auto-congratule un peu mais cela fait du bien parfois), c’est avec son papa qu’elle discute des bons moments de la journée, qu’elle lit et relit l’histoire de Mimi la souris et qu’elle regarde des concerts de musique classique sur Youtube. Elle aime profondément cette complicité et c’est pourquoi, puisque la journée n’est pas finie, j’offre ce petit billet de sa part et de la mienne à Mister Daddy cool  en lui refêtant une très très bonne fête des papas !

Publicités

Bébé part en vadrouille, épisode 1

Chers lecteurs,

après quelques semaines de pause pour cause pêle-mêle de recrutement de nounou, de surveillance intensive de minipuce depuis qu’elle se déplace à quatre pattes et de vacances en famille, j’ai envie de vous parler des départs en voyage avec bébé. En effet, en tant qu’apprentis-parents, mon chéri et moi avons appris beaucoup de cet été et je souhaiterai vous les faire partager :

1) Un bébé ne voyage pas léger (on s’en doutait me direz-vous mais là, nous en avons eu la preuve flagrante quand nous avons du caser l’ensemble de nos bagages dans le coffre de la 206. Hormis le lit parapluie et la poussette qui prenne déjà beaucoup de place, il faut penser au sac pour le repas (la malette de transport du babycook est top d’ailleurs pour celles qui l’utilise) mais aussi à l’anneau de bain, aux vêtements, aux produits cosmétiques divers et variés, aux joujoux etc. Si bien qu’au final, nous avons du faire rentrer nos propres effets à tous les deux dans une petite valise cabine si nous voulions nous glisser dans le véhicule sans avoir à trop nous contorsionner.

2) Un bébé ne dort pas beaucoup plus que d’habitude en voiture donc, pour éviter un départ trop stressé, mieux vaut le prévoir pour l’heure de sa sieste. Ainsi, il dormira pendant le début de la route, ce qui vous permettra de souffler un peu après le chargement des valises du point numéro 1.
3) Un bébé peut très vite devenir anxieux en vous voyant faire des tas d’allers retours de votre appartement à la voiture. Ici, lors des préparatifs pour l’aller, minipuce  semblait avoir peur que nous partions sans elle donc, pour les retours, nous avons opté pour la solution de charger la voiture pendant qu’elle dormait. Ce fut en plus beaucoup plus efficace car elle ne zigzaguait pas dans nos jambes du coup.
4) Un bébé a besoin de faire des pauses souvent : au moins toutes les deux heures voir plus en cas de canicule. En outre, pour ceux qui ont le modèle qui ne tiens pas en place comme la nôtre, il faut prévoir une grande couverture pour qu’elle puisse se dérouiller les jambes sans marcher dans les diverses déjections canines qui ornent le moindre carré d’herbe dans les aires d’autoroute. A l’occasion de cet arrêt, bébé a aussi besoin d’être changé : mieux vaut choisir une aire de grande taille pour être sûr qu’ils auront une table à langer sinon, c’est système D obligatoire. Il aura aussi envie de boire, de grignoter, d’observer les autres vacanciers … donc prévoyez au minimum 20 minutes par pause si ce n’est 30 en cas de repas (d’où, pour un trajet de 10 heures comme le nôtre cette année, 2H30 de pauses en plus…).

5) Prévoyez un maximum « d’animations » pour occuper le bébé lorsqu’il sera réveillé. En vrac, nous avons testé les comptines (mention spéciale pour « y a qu’un cheveu sur la tête à Matthieu » que nous connaissons par coeur maintenant), les onomatopées, les grelots à agiter, les gâteaux à grignoter et divers jouets que nous ne déballions qu’un par un à la fin de chaque pause pour que bébé puisse ensuite l’explorer sous toutes les coutures jusqu’à l’arrêt suivant.

Voilà, celles qui se demandaient comment se passait un voyage avec un bébé sont maintenant prévenues. Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit et attends avec impatience de lire vos réactions.